L’ambassade de Chine en République démocratique du Congo a publié un communiqué de clarification concernant la teneur en uranium dans les produits de cobalt des entreprises minières chinoises dans le sud-est de la République démocratique du Congo.
« Ces derniers temps, des informations infondées circulent sur les réseaux sociaux et au sein des milieux professionnels selon lesquelles les produits de cobalt issus des mines exploitées par des entreprises chinoises dans le sud-est de la RDC présenteraient une teneur excessive en uranium. Ces allégations trompent les marchés, perturbent le bon déroulement des activités industrielles et commerciales, et portent atteinte à la réputation des entreprises minières chinoises opérant en RDC ainsi qu’à la crédibilité commerciale des produits de cobalt sur le marché international », a déclaré l’Union des sociétés minières à capitaux chinois en RDC.
Les entreprises chinoises en RDC affirment qu’aucun produit de cobalt extrait, transformé et exporté par les entreprises minières chinoises en activité dans le sud-est de la RDC ne présente de teneur excessive en uranium.
Selon une enquête de Lighthouse Reports et du Financial Times, ainsi qu’un mémo interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique, daté de 2009 et cité par nos confrères de RFI, des quantités significatives d’uranium figurent dans la plupart des minerais de cobalt du Katanga et sont effectivement exportées comme sous-produit du cobalt.
Selon cette enquête, l’article scientifique de Manzuk et Philippe, évalué par les pairs et publié le 30 juillet 2026 dans la revue Nature Communications, conclut qu’entre 2 000 et 5 000 tonnes d’uranium ont été exportées de RDC vers la Chine dans des cargaisons d’hydroxyde de cobalt entre 2000 et 2024.
« Toutes les entreprises minières chinoises en activité dans le sud-est de la RDC respectent scrupuleusement la réglementation minière congolaise ainsi que les normes d’analyse communément reconnues dans le commerce international », ont réagi les entreprises chinoises dans un communiqué.
Elles affirment que l’ensemble de leurs produits de cobalt extraits, transformés et exportés présente une teneur en uranium conforme aux normes en vigueur.
« Toute activité relative à l’exploration, l’exploitation, la transformation, le transport et le commerce de ressources uranifères est soumise à la supervision des autorités compétentes congolaises et doit respecter les lois et réglementations de la RDC », précise l’Union des sociétés minières à capitaux chinois en RDC.
Selon le communiqué de l’ambassade chinoise en RDC, d’après les pratiques industrielles et les résultats des analyses, les produits d’hydroxyde de cobalt fabriqués dans des conditions de production normales ne contiennent que des traces naturelles extrêmement faibles d’uranium.
Dans un communiqué publié le jeudi 6 août 2026, les autorités congolaises ont annoncé une feuille de route prévoyant l’ouverture d’une campagne de vérification analytique contradictoire, la mise en place d’un groupe de travail interministériel chargé d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux, avec un rapport attendu dans 60 jours. Kinshasa a sollicité par ailleurs l’Agence internationale de l’énergie atomique en vue d’une mission d’appui technique.







