Le parti d’opposition Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a dénoncé, mercredi 22 juillet 2026, l’arrestation d’un adolescent de 17 ans, détenu dans une prison militaire après avoir filmé une vidéo de l’opposant appelant à la mobilisation contre un éventuel changement de la Constitution.
Selon des informations confirmées auprès des autorités militaires, Costa Kasoya, 17 ans, a été interpellé le 20 juillet à Kasenga, dans la province du Haut-Katanga, avant d’être transféré le lendemain à Lubumbashi, où il est détenu à l’Auditorat militaire.
Le jeune homme a été arrêté alors qu’il filmait, sur un écran géant, une vidéo de Moïse Katumbi appelant à la mobilisation contre une éventuelle révision de la Constitution et en soutien à la marche de la coalition d’opposition C64, initialement prévue le 22 juillet.
Selon des informations recueillies sur place, il partagerait sa cellule avec trois autres personnes arrêtées dans des circonstances similaires.
L’ONG Justicia ASBL a dénoncé cette détention.
« Rien ne justifie la présence d’un enfant dans un cachot militaire », a déclaré Me Timothée Mbuya, président de Justicia ASBL, estimant qu’il est « vraiment incompréhensible » que ces personnes soient détenues « pour le simple fait d’avoir filmé une vidéo de l’opposant ».
Dans un message publié sur son compte X, Moïse Katumbi a également dénoncé cette arrestation.
« Costa Kasoya, 17 ans à peine, a été arbitrairement arrêté à Kasenga ce 20 juillet 2026 pour avoir filmé ma vidéo de sensibilisation contre le changement de la Constitution, diffusée sur un écran géant », a écrit le président d’Ensemble pour la République.
L’opposant affirme que le mineur a ensuite été transféré à Lubumbashi.
« Le 21 juillet, Costa Kasoya a été transféré à Lubumbashi et est détenu à l’Auditorat militaire sans que ses parents n’aient pu le voir ni lui porter assistance. Aujourd’hui, les militaires de l’Auditorat ont refusé aux avocats de le voir », a-t-il ajouté.
Moïse Katumbi établit un parallèle avec d’autres arrestations récentes visant, selon lui, des membres de son parti.
« Nous allons entamer toutes les démarches nécessaires auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et sensibiliser l’ensemble de nos partenaires à cette situation intolérable. Les responsables de tous les abus devront répondre de leurs actes », a-t-il déclaré.

