Ce lundi 4 mai 2026, Kinshasa a connu une journée marquée par de fortes tensions politiques et une paralysie quasi totale de la circulation en marge d’une marche organisée par l’UDPS.
Le siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, a été pris pour cible puis incendié au cours des incidents survenus dans la capitale. L’événement s’est produit dans le cadre de la mobilisation initiée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti du président Félix Tshisekedi, avec la participation de plusieurs composantes de l’Union sacrée de la nation.
Selon des témoignages et des images diffusées sur les réseaux sociaux, des groupes de manifestants ont saccagé puis incendié le bureau situé sur le boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu. Ces faits ont provoqué de nombreuses réactions en ligne, traduisant une montée des tensions politiques dans la capitale.
À l’issue de la marche, les participants ont remis un mémorandum à l’ambassade des États-Unis exprimant leur soutien aux sanctions américaines visant Joseph Kabila, accusé de soutenir les rebelles de l’AFC/M23.
Parallèlement, la mobilisation a entraîné une paralysie de la circulation sur plusieurs axes majeurs de la ville. De la première rue de Limete jusqu’au Palais du Peuple, les manifestants ont occupé les deux sens de circulation, provoquant un blocage important du trafic, notamment sur le tronçon reliant Limete à l’avenue de la Libération.
Les embouteillages ont paralysé Kinshasa pendant plusieurs heures, perturbant les activités économiques et les déplacements quotidiens. Plusieurs élèves finalistes ont également été impactés, certains contraints de regagner leur domicile à pied après leurs épreuves de dissertation, faute de moyens de transport.
Entre tensions politiques, violences et désorganisation urbaine, cette journée du 4 mai relance une question centrale sur la capacité de Kinshasa à encadrer les mobilisations politiques tout en garantissant la sécurité des citoyens.
Kethia Rugamika

