Le mouvement armé AFC/M23 a accusé ce mercredi les Forces armées de la RDC (FARDC) et leurs alliés de mener des attaques ciblées contre les civils dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, alors que les combats reprennent sur plusieurs fronts dans l’Est.
Dans un message publié sur X, le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, affirme :
« les attaques incessantes des forces coalisées du régime de Kinshasa, notamment les FARDC, FDLR, MAI-MAI Wazalendo, mercenaires, Imbonerakure et les Forces de défense nationale du Burundi, contre les populations civiles ainsi que sur l’ensemble des lignes de front se poursuivent ce mercredi 3 décembre 2025 avec une brutalité implacable ».
Selon lui, le gouvernement congolais recourt à des moyens militaires lourds.
« Ce régime utilise ses avions de chasse, ses drones de combat et son artillerie lourde pour frapper indistinctement les populations civiles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, plongeant la région dans une véritable apocalypse », écrit Kanyuka, avant d’ajouter :
« ces bombardements répétés, délibérés et irresponsables constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ».

Bertrand Bisimbwa, coordonnateur adjoint du mouvement, a dénoncé des attaques contre des infrastructures civiles à Kamanyola, dans la plaine de la Ruzizi.
« Dans leurs attaques contre les civils et leurs biens hier et ce matin, les FARDC et les FDNB appuyées par les FDLR et les Wazalendo et Imbonerakure ont ciblé et détruit l’hôpital de Saint-Joseph et le Lycée de Kamanyola. Ces actes constituent des crimes de guerre », a-t-il écrit.
L’armée congolaise n’a pas réagi immédiatement, affirmant régulièrement que l’AFC/M23 et ses alliés étrangers sont responsables de la dégradation sécuritaire dans l’Est.
Ces accusations surviennent alors que des combats violents ont été signalés depuis mardi dans la plaine de la Ruzizi, à Kaziba, et dans plusieurs zones du Nord-Kivu, provoquant de nouveaux déplacements de populations.
Les affrontements interviennent à la veille de la signature prévue jeudi 4 décembre à Washington d’un accord de paix RDC-Rwanda, sous la médiation du président américain Donald Trump, un rendez-vous présenté comme crucial pour mettre fin à plus de trente ans d’instabilité dans l’Est.

