À Uvira, les prestataires de santé durcissent leur mouvement de grève en maintenant un sit-in devant la division provinciale de la santé, située dans l’enceinte de l’hôpital général de référence, depuis neuf jours.
Ils sont une centaine d’infirmiers des structures médicales étatiques à y passer la nuit pour faire entendre leurs revendications auprès des responsables du secteur.
D’après le représentant des infirmiers titulaires, Ndugu Olivier, ils quitteront le site uniquement lorsque le gouvernement répondra à leurs demandes.
‹‹ Le programme n’est pas là, plutôt c’est le gouverneur qui doit nous dire à quand, parce que ce que nous demandons c’est sont des petites choses. Libérer l’argent qui est dans le trésor public et payé les ayant droit. ››

Pour Ndugu Olivier, la situation concerne tous les infirmiers de la province et résulte de la non-bancarisation des prestataires de soins.
‹‹ Nous aussi nous sommes partis de la communauté, nous avons des familles, des enfants, des femmes… Nous avons des responsabilités dans les ménages. Et alors, nous aussi nos enfants souffrent, nos enfants ne sont pas soignés comme ils doivent être soignés, pourquoi, parce qu’ils n’ont pas où aller. Le même problème frappe nous les prestataires, mais aussi les autres gens qui sont dans la communauté. Je regrette beaucoup parce que le gouvernement reste toujours insensible par rapport à ce problème.››
Ce mouvement de grève avait débuté par une marche pacifique le 3 novembre 2025.

