Malgré le cessez-le-feu imposé par le processus de Doha pour désescalader le conflit dans l’Est de la RDC, les affrontements entre l’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23) et les Forces armées de la RDC (FARDC) se poursuivent sur le terrain.
Après quelques jours d’accalmie, les hostilités ont repris dans plusieurs zones. Dans un communiqué publié mardi 11 novembre 2025, l’AFC-M23 a dénoncé « avec la plus grande fermeté les attaques incessantes par drones menées par les forces coalisées du régime de Kinshasa », précisant que ces opérations ont visé des civils à Luki, dans le territoire de Masisi. Le porte-parole de l’organisation, Lawrence Kanyuka, a réaffirmé l’engagement de l’AFC-M23 à « protéger et défendre les civils, lâchement pris pour cible par les forces de Kinshasa ».
De son côté, l’armée congolaise a accusé, dans un communiqué du 8 novembre, les rebelles de l’AFC-M23, alliés au groupe Twirwaneho, d’avoir mené plusieurs attaques contre ses positions dans le Nord et le Sud-Kivu. Selon le général Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, ces offensives interviennent en dépit des engagements de cessation des hostilités imposés par la communauté internationale, notamment les États-Unis et le Qatar. L’armée affirme avoir pris toutes les mesures nécessaires pour contrer ces provocations.

Le 8 novembre, le coordonnateur adjoint de l’AFC-M23, Bertrand Bisimwa, depuis Doha, avait indiqué que les négociations progressaient favorablement pour le retour de la paix :
« Fructueuse séance de travail avec le ministre qatari des Affaires étrangères. La paix se construit à Doha pour nos populations : bientôt le silence des armes, le bruit des houes dans nos champs et des véhicules traversant nos villages pour rapatrier nos réfugiés et approvisionner nos villes. »
Le même jour, le président Félix Tshisekedi s’adressait à la diaspora congolaise au Brésil :
« L’accord de paix sera bientôt signé à Washington. La Maison Blanche nous enverra prochainement des invitations pour la signature de l’accord. »
Cependant, selon des sources concordantes, aucune signature n’était prévue ce mardi entre l’AFC-M23 et le gouvernement congolais, la délégation de Kinshasa n’ayant pas encore rejoint Doha.

