La jeunesse du territoire de Masisi sort de son silence en alertant les autorités sur l’existence d’un réseau mafieux à Goma visant à déstabiliser les autochtones du village Nzulo dans la jouissance de leurs droits sur ce lopin de terre.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi, cette structure, en connivence avec la société civile du groupement Kamuronza, rappelle que Nzulo n’est pas une partie intégrante du Parc National de Virunga.
Lwambo Mupfunyi dénonce l’attitude de certains acteurs n’ayant pas qualité qui cherchent délibérément à créer le flou dans un dossier foncier déjà clos par la justice.
« Vous allez comprendre que par le passé, une partie des terres des membres de la communauté autochtone de ce village leur avait été abusivement dépossédée par la colonie belge au bénéfice du Parc National de Virunga. Se sentant lésés depuis des décennies, les représentants des membres de cette communauté ont saisi la justice congolaise pour être rétablis dans leurs droits. Dans une procédure régulière devant le Tribunal de Grande Instance de Goma, ce dernier s’était prononcé en faveur des membres de la communauté de Nzulo à travers son jugement rendu public en date du 15 novembre 2019. De cette décision de justice devenue définitive et exécutoire, la partie défenderesse, la RDC, s’était exécutée volontairement en facilitant, par le biais de ses services habilités, l’installation et l’occupation effective, par les membres de la communauté autochtone de Nzulo, des terres qui leur sont revenues de droit », a fait savoir Lwambo Mupfunyi.

Ce dernier met en garde contre ce réseau mafieux utilisé par une organisation de la place.
« Nous rappelons que les familles autochtones détentrices de droits fonciers sur ces terres ont adressé un mémo au président en date du 30 juin 2023. Ce document, signé par 10 000 familles, dénonçait le comportement obscur de certains agents de l’ICCN et de son partenaire, la Fondation Virunga, visant à les déposséder de leurs droits sur les terres de leur attachement traditionnel. C’est pourquoi nous alertons sur le comportement de ce réseau qui se déguise, les uns en organisations de la société civile et les autres en employés véreux de l’ICCN ou de son partenaire. Il est plus qu’urgent que les autorités interviennent pour permettre aux habitants de Nzulo de jouir de leurs terres ancestrales », plaide-t-il.
Le service de communication de l’ICCN n’a pas souhaité commenter ce fait.
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