Deux patients testés positifs au virus Ebola de souche Bundibugyo se sont échappés d’un centre de traitement et se trouvaient toujours à leur domicile dans la zone de santé de Mangobo, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP).
Le bulletin, portant sur la situation au 29 septembre et publié le 30 septembre, ne précise ni la date de l’évasion ni les mesures prises pour ramener les deux patients dans un lieu d’isolement.
La Tshopo n’a enregistré aucun nouveau cas confirmé au 29 septembre. La province comptait alors 45 cas confirmés et 16 décès depuis le début de l’épidémie, selon le SitRep n°138.
La zone de santé de Mangobo totalisait, pour sa part, six cas confirmés et trois décès, d’après le même rapport.
Le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades demeure, par ailleurs, inférieur aux objectifs de la riposte. Au niveau national, 73,5 % des contacts étaient suivis au 29 septembre, selon le bulletin de l’INSP.
Le rapport signale également des difficultés autour d’un établissement de santé de Kisangani, où une multiplication de cas confirmés et suspects est rapportée. Il recommande notamment le renforcement des mesures d’isolement des cas confirmés.
À l’échelle nationale, le bulletin fait état de 8 224 cas confirmés d’Ebola et de 3 982 décès depuis le début de l’épidémie. Au total, 2 121 personnes ont été déclarées guéries et 851 patients étaient hospitalisés ou isolés dans les centres de traitement.
Le rapport fait également état de 53 nouveaux cas confirmés et 28 décès au cours des 24 heures précédant son bilan, principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. La Tshopo n’a enregistré aucun nouveau cas ni décès sur cette période.







