Les journalistes de la province de l’Ituri alertent sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de leur métier, particulièrement dans l’accès aux informations liées à la situation sécuritaire.
La déclaration a été faite à l’occasion de la Journée internationale de l’accès à l’information, célébrée ce 28 septembre 2026.
Rachidi Kudra, porte-parole du Collectif des Journalistes de l’Ituri, estime que le contexte sécuritaire de la province, marqué notamment par l’état de siège et les violences armées, impose de nombreuses restrictions aux professionnels des médias.
Selon lui, les journalistes sont parfois contraints à l’autocensure lorsqu’ils traitent des informations sensibles, notamment celles relatives aux affrontements entre les forces loyalistes et les groupes armés.
Cette difficulté est davantage perceptible lors des opérations militaires et des affrontements signalés dans certaines zones de la province.
Rachidi Kudra cite notamment les incidents rapportés à Kigonze, Dombolins et Gina, dans le territoire de Djugu, pour lesquels les journalistes disent éprouver des difficultés à obtenir rapidement des informations officielles.
« Nous n’avons pas encore reçu les informations officielles. Nous ne savons pas, à ce stade actuel, qui peut communiquer au nom des autorités ou du gouvernement provincial pour assurer leur devoir de redevabilité », déplore-t-il.
Pour le porte-parole du Collectif des Journalistes de l’Ituri, l’accès à une information officielle et fiable reste pourtant essentiel pour permettre aux médias d’informer correctement la population et de limiter la circulation des rumeurs.
À ces difficultés s’ajoutent les contraintes sécuritaires qui empêchent les journalistes de se rendre librement dans certaines zones considérées comme dangereuses. Le recours aux sources locales devient alors indispensable, même si celles-ci ne sont pas toujours accessibles.
« Un journaliste ne peut pas s’engager d’aller dans une zone rouge sans avoir la protection, sans avoir l’assurance de sa protection », souligne Rachidi Kudra.
Face à cette situation, le Collectif des Journalistes de l’Ituri affirme poursuivre le dialogue avec les autorités afin d’améliorer l’accès des médias aux informations d’intérêt public.
Pour Rachidi Kudra, la Journée de l’accès à l’information constitue ainsi une occasion de rappeler la nécessité d’une collaboration plus étroite entre les autorités et les médias, afin que les journalistes puissent exercer leur mission d’information dans un contexte sécurisé et que la population puisse accéder à des informations précises et vérifiées.







