Le mouvement Sauvons la RDC a vivement critiqué la convocation du dialogue annoncée par le président Félix Tshisekedi.
Dimanche, une ordonnance portant organisation et fonctionnement du Comité d’organisation du Dialogue national a été lue à la RTNC.
« Aux termes de cette ordonnance, Monsieur Félix Tshisekedi, fidèle à sa conception absolutiste du pouvoir, fait de sa personne l’Alpha et l’Omega du prétendu dialogue national. Du début à la fin du processus, du choix des membres du Comité d’organisation au sort ultime des résolutions issues de ce pseudo-dialogue, tout, absolument tout, est soumis à sa volonté et relève de son seul pouvoir discrétionnaire », a déclaré le mouvement Sauvons la RDC.
Pour Sauvons la RDC, cette ordonnance a au moins un triple mérite : elle enlève toute illusion à ceux qui, comptant sur un ultime sursaut de maturité politique et sur une réelle volonté de rétablir la cohésion nationale de la part du chef de l’État, espéraient encore une issue favorable.
Le mouvement estime qu’il n’y a « rien à espérer d’un régime dont la nature est chaque jour plus évidente : une tyrannie uniquement préoccupée par sa propre préservation, la consolidation du pouvoir prédateur de son chef et la perpétuation des avantages matériels et financiers pour ce dernier et ses proches ».
Sauvons la RDC explique que l’article 64 de la Constitution constitue, selon lui, la seule option pour le salut de la RDC.
« Cela étant, le Mouvement Sauvons la RDC invite tous les résistants à la tyrannie et à ses projets funestes, conscients et conséquents, et singulièrement tous ceux qui luttent pour la sauvegarde du Pacte républicain consacré par la Constitution du 18 février 2006, à inscrire désormais leur lutte dans une dynamique révolutionnaire et non réformiste, seule capable de rétablir notre peuple dans sa souveraineté, aujourd’hui confisquée par une caste de mafieux », a renchéri la plateforme proche de Joseph Kabila, ancien chef de l’État congolais.
Ce lundi 15 septembre, l’opposition congolaise a appelé à des manifestations à travers le pays pour s’opposer au changement de la Constitution et à un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi.







