La Nouvelle Société Civile du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, appelle le gouvernement congolais à respecter le calendrier de paiement des salaires des enseignants des écoles primaires et secondaires.
Elle dénonce les difficultés auxquelles ces derniers sont confrontés en raison des retards de rémunération.
Dans une déclaration publiée jeudi 6 août 2026, l’organisation affirme que les enseignants vivent une situation de « souffrance » liée au non-respect des échéances de paiement par les autorités.
« Nous alertons le gouvernement national, la ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Raïssa Malu, ainsi que toutes les autorités compétentes afin qu’elles s’impliquent pour faire respecter le calendrier de paiement des salaires des enseignants chaque fin de mois », a déclaré Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société Civile de Kalehe.
Selon lui, les enseignants perçoivent leurs rémunérations par téléphone mobile, un système qui doit, estime-t-il, fonctionner régulièrement afin de leur permettre de subvenir aux besoins de leurs familles.
« Les enseignants doivent recevoir leurs salaires à temps sur leurs numéros de téléphone. C’est souvent leur seul moyen d’accéder à leurs revenus et d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il ajouté.
L’organisation appelle également les autorités à revaloriser les salaires des enseignants.
« Nous demandons que, dès l’année 2027, le salaire mensuel des enseignants soit porté à 500 dollars et qu’il soit versé régulièrement afin de leur permettre de vivre dignement. Les enseignants constituent la base de la formation des cadres dans tous les secteurs », a déclaré Benjamin Mungazi.
Cette alerte intervient alors que l’année scolaire 2025-2026 a été officiellement clôturée le 2 juillet. Selon la Nouvelle Société Civile de Kalehe, plusieurs enseignants affirment ne pas avoir encore perçu leur salaire du mois de juillet, une situation qui les préoccupe à l’approche de la prochaine rentrée scolaire, période marquée par d’importantes dépenses pour les ménages, notamment les frais de scolarité, les fournitures scolaires et les besoins familiaux.

