Les enseignants des écoles primaires et secondaires du territoire de Kalehe, en province du Sud-Kivu, ont lancé un cri d’alarme ce lundi 13 avril 2026 face à la dégradation de leurs conditions de vie suite aux mauvaises conditions de travail.
C’est le cas des professionnels de la craie dans la zone de Mbinga Nord, qui dénoncent le non-respect du calendrier de paie et l’absence de majoration salariale.
Dans une déclaration relayée par la Nouvelle Société civile de Kalehe, ces professionnels de l’éducation déplorent ces retards récurrents dans le paiement de leurs salaires, une situation qui fragilise davantage leur quotidien et celui de leurs familles.
« Sans l’enseignant, il n’y aurait ni président, ni député, ni gouverneur, ni infirmier. Tous ceux qui dirigent aujourd’hui sont passés entre les mains des enseignants », a rappelé Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société civile de Kalehe.
Selon lui, de nombreux enseignants vivent dans des conditions particulièrement précaires : logements en location, longs trajets à pied pour rejoindre leurs écoles, incapacité de scolariser leurs propres enfants dans le secondaire ou à l’université, ainsi qu’une difficulté croissante à subvenir aux besoins essentiels de leurs ménages.
« Celui qui voit son droit au salaire violé, qui ne reçoit pas à temps et dont le revenu n’est pas majoré, c’est l’enseignant », déplore-t-il.
Face à cette crise persistante, la Nouvelle Société civile de Kalehe appelle le gouvernement national, le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire ainsi que les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour restaurer la dignité de cette profession.
Les enseignants réclament notamment une majoration salariale à 500 dollars américains par mois, accompagnée d’un paiement régulier et à temps, afin d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie et de renforcer la qualité de l’enseignement dans cette partie du Sud-Kivu.
« Nous demandons que chaque enseignant puisse recevoir 500 dollars par mois et à temps, pour lui permettre d’améliorer ses conditions de vie », insiste Benjamin Mungazi.

