L’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars (AFC-M23) a lancé, lundi 3 août 2026 à Goma, une campagne de régularisation des opérateurs du secteur financier et économique dans les zones sous son contrôle.
Selon l’Autorité de Régulation du secteur Économique, Financier et des Assurances (AREFA), organe de l’AFC-M23, l’objectif est d’encadrer les activités de change, de transfert d’argent et de monnaie électronique.
La campagne, intitulée « Contrôle de la régularité des cambistes et des opérateurs de monnaies électroniques », a été officiellement lancée par le directeur général de l’AREFA, Cédric Fiema.
Elle prévoit l’identification, l’enregistrement et la régularisation des cambistes, des opérateurs et agents de monnaie électronique, des agents bancaires, des bureaux de transfert d’argent ainsi que d’autres prestataires de services financiers opérant dans les zones administrées par l’AFC/M23.
Selon l’AREFA, cette opération vise notamment à structurer le secteur financier, améliorer la traçabilité des transactions, renforcer la fluidité monétaire, lutter contre la fraude et les activités illicites, protéger les consommateurs et constituer une base de données des opérateurs économiques.
« Cette campagne traduit la volonté ferme de l’AREFA d’intégrer les activités de change, de transfert d’argent et de monnaie électronique dans un cadre réglementaire clairement défini, fondé sur la reconnaissance de l’autorité publique, la responsabilité des opérateurs et la protection des usagers », a indiqué le directeur.
L’autorité de régulation précise que la campagne débute par une phase de sensibilisation et de régularisation, au cours de laquelle les opérateurs sont invités à se faire enregistrer auprès de ses services.
« L’objectif de l’AREFA n’est pas uniquement de sanctionner, mais avant tout d’accompagner les opérateurs vers la conformité, de restaurer la confiance de la population et de mettre progressivement fin au désordre observé dans certaines activités de change, de transfert et de monnaie électronique », souligne l’AREFA.
À l’issue de cette période, l’AREFA avertit que les activités financières exercées sans enregistrement officiel ou en violation de la réglementation pourront faire l’objet de sanctions administratives.

