Juliana Lumumba, candidate de la République démocratique du Congo au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour le mandat 2027-2030, a présenté lundi 30 juin sa vision et ses priorités devant les ministres des Affaires étrangères des États membres réunis à Paris à l’occasion de la 47ᵉ session extraordinaire de la Conférence ministérielle de la Francophonie.
Cette session revêt un caractère inédit : pour la première fois depuis la création de l’OIF il y a 56 ans, les candidats à la fonction de secrétaire générale ont été soumis à une audition officielle, suivie d’une séance de questions-réponses avec les délégations des États membres.
Au cours de son intervention, Juliana Lumumba a tenu à dissiper toute perception d’une candidature dirigée contre la secrétaire générale sortante ou contre un État membre.
Rendant hommage à l’actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, la candidate congolaise a rappelé que : « Madame la Secrétaire générale a légitimement exercé ses deux mandats. Elle incarne désormais un pan de l’histoire de la Francophonie que je respecte », a-t-elle ajouté.
Juliana Lumumba a également insisté sur la vocation de l’organisation, estimant que : « la Francophonie n’est pas un lieu d’affrontement diplomatique », tout en appelant à renforcer son rôle dans la prévention et la résolution des crises qui affectent plusieurs États membres.
Dans cette perspective, elle a proposé la création d’une Académie francophone de la paix et du bien-être, destinée à former « de jeunes médiateurs, des experts du dialogue et des spécialistes de la prévention des conflits ».
La candidate a indiqué que cette initiative avait déjà reçu l’aval du gouvernement congolais.
L’élection du ou de la prochaine secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie pour le mandat 2027-2030 est prévue lors du 20ᵉ Sommet de la Francophonie, qui se tiendra en novembre prochain à Phnom Penh, au Cambodge.

