Une pénurie d’eau potable est observée depuis plusieurs semaines dans le village de Mukwidja et plusieurs localités environnantes du groupement de Mbinga Nord, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.
Face à cette situation, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Kalehe appelle, ce mardi 16 juin 2026, les autorités et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement pour éviter une crise sanitaire.
Dans une alerte rendue publique, le président de la NSCC/Kalehe, Benjamin Mungazi, indique que plusieurs quartiers, notamment les avenues Kama 1, Kama 2 et Marcel Costier 2, sont durement touchés par le manque d’eau potable.
« Une pénurie d’eau s’observe dans le village de Mukwidja et ses entités du groupement de Mbinga Nord. La population éprouve d’énormes difficultés pour accéder à l’eau potable », a déclaré Benjamin Mungazi.
Selon la même source, cette situation expose les habitants à plusieurs maladies hydriques, alors que les fortes chaleurs enregistrées dans la région aggravent davantage les conditions de vie des populations.
« La population est exposée à différentes maladies hydriques telles que les maladies des mains sales, le choléra et d’autres infections. En plus, il y a trop de chaleur et beaucoup de poussière partout », a alerté le responsable de la société civile.
Face à cette urgence, la Nouvelle Société Civile appelle les services étatiques compétents, les organisations gouvernementales et non gouvernementales œuvrant dans le secteur de l’eau, ainsi que les autorités sanitaires à prendre des mesures immédiates.
« Nous demandons aux autorités chargées de la santé, aux organisations impliquées dans la distribution d’eau potable ainsi qu’au médecin-chef de zone de Minova de s’impliquer afin de venir en aide à la population de Mukwidja », a plaidé Benjamin Mungazi.
La structure citoyenne recommande notamment la construction de nouveaux points d’eau et la réhabilitation des infrastructures déjà endommagées afin de garantir un accès durable à l’eau potable.
« Il est nécessaire de construire des robinets et de réhabiliter ceux qui sont endommagés afin de permettre à la population d’accéder à l’eau potable partout et à temps. Mieux vaut prévenir que guérir », a conclu le président de la NSCC/Kalehe.

