Le nouveau gouverneur militaire de la province de l’Ituri, Gaby Kasongo, a été reçu mardi 9 juin 2026 à Kinshasa par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo. Cette rencontre a eu lieu 24 heures après sa nomination à la tête de cette province confrontée à une insécurité persistante et à l’épidémie d’Ebola.
À l’issue de l’entretien, le général-major Gaby Kasongo a indiqué être venu recevoir les orientations nécessaires à l’exercice de ses nouvelles responsabilités, notamment en matière de sécurité et de gestion des services placés sous son autorité.
« C’était un petit exercice de civilité juste après notre nomination. Nous avons voulu prendre contact avec l’autorité en charge de l’Intérieur en tant que gouverneur militaire de l’Ituri parce que la police étant aussi dans notre gestion, nous avons voulu prendre contact et avoir certaines orientations », a déclaré le nouveau gouverneur militaire.
Chargé de contribuer au rétablissement de la paix, de la sécurité et de l’autorité de l’État dans cette province de l’est de la RDC, régulièrement secouée par les violences des groupes armés, il s’est dit confiant quant à sa capacité à mener cette mission.
« Nous avons tous les outils pour relever les défis sécuritaires en Ituri », a-t-il affirmé.
La province de l’Ituri demeure confrontée à l’activisme de plusieurs groupes armés, notamment dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa, où les attaques contre les civils continuent de provoquer des déplacements de populations et une crise humanitaire persistante.
Le général-major Gaby Kasongo a récemment été nommé gouverneur militaire de l’Ituri en remplacement du lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, qui dirigeait la province depuis l’instauration de l’état de siège en mai 2021.
Son arrivée en Ituri s’inscrit dans un contexte de persistance des violences armées dans plusieurs territoires, où les autorités congolaises tentent de restaurer durablement la sécurité, l’autorité de l’État et les conditions de retour des populations déplacées.

