La ville et le territoire d’Uvira traversent l’une des périodes les plus complexes de leur histoire. Selon la Synergie de la société civile et des mouvements citoyens d’Uvira, malgré la présence du gouvernement provincial, de la mairie d’Uvira ainsi que des différents services de sécurité, des civils continuent d’être tués et cambriolés au quotidien.
« Des Congolais sont assassinés presque chaque semaine, blessés par des personnes en uniforme militaire et porteuses d’armes, tandis que des biens de valeur sont régulièrement pillés dans plusieurs quartiers de la ville d’Uvira et dans le territoire », a déclaré la Synergie de la société civile dans un communiqué.
Cette structure citoyenne affirme que ces actes de criminalité se produisent souvent sans être suivis d’enquêtes sérieuses ni de poursuites judiciaires, renforçant ainsi le sentiment d’insécurité au sein de la population.
« Face à cette situation préoccupante, il est indispensable que les jeunes de tous les quartiers et groupements, les organisations de la société civile, les mouvements citoyens et les autres structures communautaires s’organisent afin d’exiger des autorités compétentes des mesures concrètes pour garantir la sécurité et la protection des populations », a renchéri Mwalimu Mapenzi Manyebwa, président de la Synergie de la société civile dans la zone.
Depuis janvier dernier, l’insécurité grandissante a repris de plus belle à Uvira malgré la présence des FARDC et des Wazalendo.
Des habitants accusent des hommes armés assimilés aux FARDC et aux Wazalendo d’être à l’origine de cette insécurité, caractérisée notamment par des rapts et des tueries.

