Soixante-neuf organisations représentant les universités, la société civile, les médias, les entreprises et des organisations environnementales ont adopté, samedi 25 juillet 2026 à Goma une charte écologique destinée à promouvoir une gouvernance environnementale participative et à renforcer la résilience de la ville face aux défis climatiques et écologiques.
La cérémonie s’est tenue au centre interculturel Pole Institute, à l’initiative de l’organisation Les Écologistes RDC, au terme d’un processus de concertation lancé en 2024 et ayant associé plusieurs acteurs locaux.
À l’ouverture des travaux, le modérateur de la rencontre, Prince Kihangi, a indiqué que les trois derniers mois avaient été consacrés à la finalisation du document après l’intégration des observations formulées par les différentes parties prenantes.
« Cette table ronde vise à doter officiellement la ville de Goma d’une charte écologique, avec l’ambition que cette initiative puisse inspirer d’autres villes et, à terme, l’ensemble de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.
Dans son préambule, la Charte écologique dresse un diagnostic des principaux défis environnementaux auxquels est confrontée la ville, notamment la croissance démographique, la disparition des espaces verts, la mauvaise gestion des déchets, la déforestation, les risques liés au gaz méthane du lac Kivu, les aléas volcaniques et les effets du changement climatique.
Le document s’appuie sur plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le Protocole de Kyoto, l’Accord de Paris sur le climat, la Constitution congolaise et la législation nationale relative à la protection de l’environnement.
À l’issue de la rencontre, les 69 organisations signataires ont créé le Réseau écologique de Goma, une plateforme chargée d’assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements contenus dans la charte, d’évaluer les actions entreprises et de promouvoir la coopération entre les différents acteurs.
Composée de dix articles, la charte engage les signataires à renforcer l’éducation environnementale, promouvoir le reboisement, améliorer la gestion des déchets, réduire l’utilisation des plastiques, encourager les énergies propres, protéger les espaces verts, restaurer les écosystèmes et développer des mécanismes d’alerte face aux risques environnementaux.
Les participants ont adopté le texte par acclamation avant de procéder à sa signature officielle.
À l’issue de la cérémonie, les signataires ont procédé à la plantation symbolique d’un arbre pour matérialiser leur engagement en faveur de la protection de l’environnement. La Charte prévoit également la mise en place d’un mécanisme d’alerte destiné à signaler les risques et atteintes à l’environnement, ainsi qu’un dispositif de suivi régulier pour évaluer la mise en œuvre des engagements pris par les membres du Réseau écologique de Goma.

