L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a, dans un communiqué, rejeté les accusations de l’organisation Human Rights Watch publiées le mercredi 10 juin 2026.
Dans un tweet de son porte-parole, l’AFC/M23 qualifie le document de HRW de « rapport profondément déséquilibré, sélectif, entaché d’inexactitudes et déconnecté des réalités du terrain ».
Le mouvement estime que l’organisation de défense des droits humains concentre son attention sur ses activités, tout en accordant une place insuffisante aux violations qu’il attribue aux forces gouvernementales congolaises et à leurs alliés.
« Une fois de plus, cette organisation concentre son attention presque exclusivement sur l’AFC/M23, tout en minimisant ou en passant sous silence les graves violations commises par les forces coalisées du régime de Kinshasa », a déclaré Lawrence Kanyuka.
L’AFC/M23 de rejette également les accusations de recrutement forcé formulées dans le rapport de HRW.
« Les allégations de recrutement forcé formulées contre l’AFC/M23 sont catégoriquement rejetées. Notre mouvement a toujours conduit un processus de mobilisation visible et public, réalisé au grand jour, sans dissimulation et largement documenté par des images et des vidéos accessibles à tous », explique le porte-parole de l’AFC/M23 sur son compte X.
Selon l’AFC/M23, les enquêtes sur les violations des droits humains devraient être menées selon les mêmes standards pour toutes les parties impliquées dans le conflit.
« Les mêmes exigences de vérification et le même niveau de rigueur doivent s’appliquer à toutes les parties au conflit, sans distinction politique ni traitement préférentiel », rappelle l’AFC/M23.
Le mouvement appelle par ailleurs « l’opinion publique, les médias, les partenaires internationaux et les chercheurs indépendants » à examiner les conclusions du rapport avec prudence et demande à Human Rights Watch « d’adopter un mécanisme d’enquête véritablement indépendant, professionnel et équitable ».

