L’Institut de recherche en droits humains a tiré la sonnette d’alarme concernant deux incidents environnementaux présumés survenus en avril dernier au sein de la Société Minière du Katanga, dans le territoire de Kipushi, en province du Haut-Katanga.
Au cours d’une conférence de presse organisée mardi 2 juin 2026 à Lubumbashi, le coordonnateur de l’IRDH, Hubert Tshiswaka, a affirmé que des effluents acides se seraient déversés sur la route menant au village de Kwampisha, dans la chefferie Kaponda, avant d’atteindre les rivières Kasonta et Kibunduka.
Selon cette organisation de défense des droits humains, ces cours d’eau alimentent notamment le lac artificiel de l’INERA/Kipopo, plusieurs étangs piscicoles ainsi que des canaux d’irrigation utilisés par les communautés locales. L’IRDH redoute ainsi une contamination des sols, des ressources hydriques et de la chaîne alimentaire, avec des conséquences potentielles sur la santé des populations riveraines et des habitants de Lubumbashi.
Face à cette situation, l’organisation appelle à une évaluation scientifique rigoureuse afin de déterminer l’ampleur réelle des impacts environnementaux et sanitaires. Elle demande à la SOMIKA de financer des études techniques indépendantes menées par des experts qualifiés et crédibles.
« Il est indispensable que toute la lumière soit faite sur ces incidents afin de rassurer les populations et de garantir la protection de l’environnement ainsi que de la santé publique », a soutenu Maître Hubert Tshiswaka.
L’IRDH estime que seule une expertise indépendante permettra de confirmer ou d’infirmer les risques de pollution évoqués et d’orienter les mesures correctives nécessaires pour prévenir tout impact durable sur les écosystèmes et les communautés concernées.
À ce stade, aucune réaction officielle de la SOMIKA n’avait encore été rendue publique concernant les allégations formulées par l’IRDH.

