Cinq civils ont été enlevés lundi 25 mai 2025 vers 13h par des combattants présumés des ADF-NALU dans le village de Kitengi, groupement Bangole, chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri.
Selon Rams Malikido, acteur de la société civile locale, les victimes travaillaient dans leurs champs lorsqu’elles ont été surprises par les assaillants. Le groupe armé serait venu de l’ouest, en passant par Ngaka, avant de se diriger vers l’est.
D’après les mêmes sources, les assaillants auraient passé la nuit dans le champ de M. Fiston à Mangundu. Ils se seraient ensuite scindés en plusieurs groupes, certains se dirigeant vers l’est et d’autres vers l’ouest, afin de déjouer la vigilance de la population et des services de sécurité.
« Nous appelons la population à la vigilance », a déclaré Rams Malikido, membre de l’équipe de monitoring local.
Une pratique récurrente des ADF dans la région
Cet enlèvement s’ajoute à une série d’attaques similaires attribuées aux ADF dans le territoire de Mambasa et dans le sud du territoire de Beni. Les groupes armés ciblent régulièrement les civils dans les champs et sur les axes routiers pour les enlever, piller leurs biens et exiger des rançons.
Les prises d’otages sont devenues l’un des modes opératoires récurrents des ADF dans la région. Elles visent à alimenter leurs réseaux logistiques, à recruter de force et à faire pression sur les communautés locales.
Plusieurs dizaines de personnes ont été enlevées ces derniers mois dans le groupement Bangole et les chefferies voisines, selon les acteurs de la société civile.
Malgré les opérations militaires menées conjointement par les FARDC et l’UPDF, la mobilité de petits groupes d’assaillants rend difficile la sécurisation des zones rurales reculées.
La population appelle à un renforcement de la présence des forces de sécurité et à une meilleure protection des champs et villages en périphérie des centres urbains.

