L’épouse de l’ancien président de l’Assemblée nationale de la RDC, Aubin Minaku Ndjalandjoko a saisi le Conseil National de Cyberdéfense pour dénoncer les conditions de détention de son mari, arrêté le 18 janvier 2026.
Dans une lettre adressée au Coordonnateur du CNC et dont copie a été transmise au Président de la République, au Vice-Premier ministre de l’Intérieur et au ministre de la Justice, M. Daddie Minaku décrit une détention qu’elle qualifie de “opaque”, marquée par l’absence d’information officielle sur le lieu de détention et les charges retenues.
Elle affirme que son époux serait détenu au secret, sans accès régulier aux soins médicaux ni conditions adéquates de visite familiale. Les rares rencontres se dérouleraient, selon elle, les yeux bandés et sous forte surveillance d’agents de sécurité.
La requérante invoque plusieurs instruments juridiques, notamment la Constitution congolaise, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle estime que ces conditions portent atteinte à la dignité humaine, au droit à la défense et à la vie familiale.
Dans son courrier, elle demande la libération de son époux, qu’elle présente comme ne présentant aucun risque de fuite et pour lequel aucune charge clairement établie n’aurait été rendue publique.
Aucune réaction officielle des autorités congolaises n’avait encore été enregistrée au moment de la publication de cette information.

