L’armée burundaise a déployé plus de 4 000 militaires dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, dans l’est du pays, pour combattre aux côtés des Forces armées congolaises contre les combattants Twirwaneho alliés à l’AFCM23.
Cette révélation est de l’organisation Human Rights Watch, qui dénonce une situation alarmante due aux combats violents dans ces zones non urbaines.
Selon HRW, le Twirwaneho, un groupe d’autodéfense banyamulenge aujourd’hui allié à l’AFCM23, est combattu par les Forces armées congolaises et les groupes armés Wazalendo (anciennement Mai-Mai), issus des communautés Babembe, Bafuliru et Banyindu, entre autres.
» Selon des sources sécuritaires, l’armée burundaise compte actuellement environ 4 000 soldats déployés dans les territoires de Fizi et de Mwenga pour combattre aux côtés des forces armées congolaises » a révélé Human Rights Watch.
Human Rights Watch affirme avoir reçu des informations crédibles concernant huit incidents impliquant des frappes de drones dans le Sud-Kivu entre janvier et mars 2026. L’analyse des données du projet ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project), qui compile et vérifie les rapports sur la violence politique, montre une augmentation significative des frappes aériennes et des frappes de drones signalées dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu depuis novembre 2025.
Ces frappes aériennes, depuis l’offensive des FARDC, ont fait plusieurs morts et causé des dégâts matériels, selon la société civile locale. Selon le média burundais SOS Burundi, de nouveaux redéploiements de militaires burundais sur le sol congolais ont été signalés mardi 14 avril 2026.
Un nouveau navire de la marine militaire burundaise a été aperçu sur les eaux du lac Tanganyika, au niveau de la ville portuaire de Rumonge, dans le sud-ouest du Burundi, transportant des éléments de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi) ainsi que leurs équipements.

