Le président angolais et président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço, a dépêché le 15 janvier 2026 son ministre des Relations extérieures, Tete António, à Kinshasa pour rencontrer le président congolais Félix Tshisekedi.
Le diplomate est porteur d’un message verbal de João Lourenço, signalant une nouvelle impulsion de la médiation angolaise en faveur de la consolidation du fragile cessez-le-feu et de la relance du dialogue politique en RDC.
Cette visite fait suite à une audience tenue à Luanda la veille, le 14 janvier, au cours de laquelle le chef de l’État angolais a reçu une délégation conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
L’entretien a porté sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et sur les voies possibles de réconciliation nationale.
Ces initiatives interviennent dans un contexte marqué par l’intensification des contacts bilatéraux : Félix Tshisekedi s’est rendu à Luanda à deux reprises depuis le début de l’année, alors que les processus de paix de Washington et de Doha peinent à produire des résultats tangibles sur le terrain.

Luanda semble chercher à renforcer son rôle de facilitateur discret en impliquant à la fois les acteurs religieux et les responsables gouvernementaux congolais.
Cette démarche précède une réunion de haut niveau prévue le 17 janvier à Lomé, sous l’égide du médiateur togolais Faure Gnassingbé.
Selon des sources diplomatiques, les rencontres angolaises visent à « évaluer la situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la RDC, marquée par l’insécurité persistante, les combats impliquant l’AFC/M23 et l’armée congolaise et les graves conséquences humanitaires qui en découlent ».
L’action de l’Angola illustre un engagement régional déterminé à stabiliser la RDC et à créer les conditions d’un dialogue politique durable, en complément des initiatives internationales de Doha et de Washington.

