À Kinshasa, un collectif d’avocats dirigé par Maître Jean Mbuyu s’est rassemblé jeudi 8 janvier 2026 sur l’esplanade du Palais de Justice pour saisir officiellement le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, et demander la libération immédiate et sans condition de plusieurs responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).
Les avocats réclament notamment la libération d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, de Dunia Kilanga, secrétaire national chargé de la mobilisation, ainsi que de Kamizelo et Kavul.
Ils qualifient leurs arrestations d’« enlèvements », affirmant qu’elles ont été menées de manière nocturne et secrète, entre minuit et 4 heures du matin, vers des lieux de détention non communiqués aux familles et aux conseils.
Selon le collectif, ces interpellations constituent des détentions illégales et violent les droits de la défense.
Les avocats demandent l’implication personnelle du ministre de la Justice pour obtenir leur mise en liberté et la fermeture de centres de détention jugés irréguliers.
Réagissant aux accusations, le ministre Guillaume Ngefa a rappelé jeudi soir sur la chaîne nationale que « chaque citoyen qui enfreint la loi doit en répondre » et que « l’on ne peut pas permettre aux gens de dire des choses sans preuve ».
Il a assuré que les interpellations s’inscrivent dans le cadre légal et que « nous appliquons la loi pour que ceux qui sont arrêtés respectent la procédure ».

