Des affrontements armés ont éclaté tôt le matin du lundi 13 octobre 2025 dans plusieurs villages du groupement de Bukombo, en territoire de Rutshuru, opposant les résistants Wazalendo du mouvement CMC-FDP aux combattants de l’AFC-M23.
Selon des sources locales, les combats se sont intensifiés dans les villages de Mashiga, Mashango, Rushihe et Kinyamugezi, où les forces de l’AFC-M23 mènent des opérations contre les Wazalendo et les FDLR. D’autres villages environnants seraient également touchés, plongeant la population dans une grande insécurité.
Depuis 5 heures du matin, toutes les activités sont suspendues dans ces villages et certaines localités voisines. Les habitants, pris de panique, sont cloîtrés chez eux ou tentent de fuir les zones d’affrontement.
« C’est ici chez nous, vers Mashiga, Mashango, Rushihe, Kinyamugezi, il y a des opérations militaires dans ces villages », a témoigné un résident local sous couvert d’anonymat.
De nombreux civils se sont déplacés vers des zones estimées sécurisées pour échapper aux combats. Plusieurs familles se sont réfugiées dans les agglomérations de Bishusha centre et de Mulimbi, situées non loin de la zone des affrontements.

Par ailleurs, des affrontements ont également été signalés dans les localités de Rubona et de Maruho, toujours entre les Wazalendo et les rebelles de l’AFC-M23.
Ces violences prolongent l’instabilité dans le groupement de Bukombo, déjà sous tension depuis plusieurs semaines.
Ces combats surviennent moins de 24 heures après d’autres affrontements dans le groupement voisin de Tongo, notamment dans les villages de Kashali et Kamena, où les mêmes belligérants s’étaient déjà violemment affrontées dimanche.
À la suite de ces violences, l’agglomération de Tongo, chef-lieu du groupement, continue d’accueillir un grand nombre de déplacés fuyant les villages attaqués.
Les conditions d’hébergement restent précaires pour ces familles qui vivent dans la peur et l’incertitude.
La situation demeure tendue dans toute cette partie du territoire de Rutshuru, où les affrontements entre groupes armés ne cessent de se multiplier, aggravant la crise humanitaire dans une zone déjà fragilisée par des années de conflit.

