Près d’une centaine de jeunes de Beni et de Butembo, au Nord-Kivu, ont marché ce lundi 15 juin 2026 en direction de Mayangose, sur la ligne de front, pour dire non à la peur et soutenir les FARDC et les Wazalendo sur le terrain.
Ils n’ont ni fusils ni munitions. Mais ils ont la détermination. Au lendemain d’un rassemblement au stade Beni Sport, ces jeunes ont pris la route du front à Mayangose, une zone ciblée par des attaques des ADF la semaine dernière.
« Nous ne voulons plus pleurer. Nous avons décidé de ne plus rester silencieux ni de nous contenter de pleurer nos pères, nos mères, nos frères et nos sœurs tués », a déclaré l’un des manifestants, sous couvert d’anonymat.
Face à la multiplication des attaques, ces jeunes issus de groupes de pression et de mouvements citoyens disent avoir atteint un point de rupture. Pour Christian Balewa, l’un des initiateurs, l’objectif est clair : apporter un soutien direct.
« Nous avons pris la décision de nous mobiliser et de nous rendre auprès des FARDC et des Wazalendo afin de leur apporter notre soutien, conformément aux orientations qui nous seront données sur place », explique-t-il.
Conscients du danger, ces jeunes assument leur démarche désarmée comme un acte patriotique.
« Bien que nous ne soyons pas armés, nous avons choisi de faire ce premier pas par amour pour notre pays et pour notre ville. Nous espérons que cette mobilisation citoyenne sera prise en compte par les autorités », ajoute Christian Balewa.
Il appelle l’État à protéger tous ceux qui s’engagent et à renforcer les capacités des forces déployées contre les ADF.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où les incursions des ADF se multiplient dans plusieurs quartiers de Beni et ses environs. Une situation qui pousse une partie de la jeunesse à refuser l’impuissance.

