La population de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ne partage pas l’avis du chef de l’État, Félix Tshisekedi, sur la révision de la constitution. Elle appelle à la restauration de la paix et de la sécurité dans l’est de la République Démocratique du Congo avant toute réforme constitutionnelle.
Certains habitants, interrogés par Kivu Morning Post ce jeudi 24 octobre 2024, estiment que le président de la République pourrait chercher à prolonger sa durée au pouvoir ou à étendre son mandat.
« Avant de réviser la constitution, il devrait se concentrer sur la stabilisation de l’Est de la RDC. Peut-être que le président vise ses intérêts en changeant la constitution, pour prolonger son mandat. Nous ne sommes pas pour cette révision, qu’il termine d’abord la guerre », a déclaré Koko Lufungula.
De son côté, Ajuwamungu Moïse, un habitant de la ville touristique, affirme que la révision de la constitution ne résoudra pas la guerre dans l’Est de la RDC. Selon lui, de nombreux problèmes persistent dans le pays.
Pour Destin, un jeune homme, la constitution est claire : le président ne doit exercer que deux mandats.
![La ville touristique de Goma [Photo d'illustration ]](https://kivumorningpost.com/wp-content/uploads/2024/04/GOMA-1024x484.webp)
« La révision de la constitution n’est pas une bonne option, peut-être qu’il souhaite la modifier pour ses intérêts personnels. La constitution est claire : le président ne peut être élu que pour deux mandats. Nous sommes prêts à souffrir encore pendant les trois années qui restent », a-t-il déclaré.
Pour Samuel Bahati, la révision de la constitution n’a aucune importance pour la population de Goma.
« Nous avons déjà assez souffert avec l’insécurité. Tout ce qu’il nous a promis avec l’état de siège ne fonctionne pas. La constitution peut rester telle qu’elle est, qu’il réalise d’abord ses promesses », a affirmé Samuel Bahati.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé mercredi 23 octobre l’avènement d’une constitution adaptée en 2025. Il a fait cette déclaration lors de son discours à la Place de la Poste, à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, où il séjournait.












