Le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege, exprime sa consternation face au carnage survenu il y a 25 ans dans la localité de Mwenga, située à 120 km de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.
À l’approche de la commémoration de ce crime de masse, le Dr Denis Mukwege se tourne vers les familles des victimes de cette tragédie.
Le Prix Nobel exhorte les autorités congolaises à inviter formellement la Commission internationale pour les personnes disparues (ICMP), basée à La Haye, afin de fournir une assistance technique dans la sécurisation des sites de massacres et l’exhumation des corps des fosses communes, en vue d’offrir une sépulture digne aux défunts et de permettre aux familles de faire leur deuil.

« À l’occasion des commémorations des crimes de masse commis il y a 25 ans à Mwenga, où des femmes ont été enlevées, torturées, violées en public devant leur mari et leurs enfants, puis enterrées vivantes par les forces du mouvement rebelle RCD soutenues par le Rwanda, nos pensées vont aux familles des victimes. Comme pour d’autres violations graves des droits humains et du droit international humanitaire répertoriées dans le rapport Mapping de l’ONU, personne n’a jamais été poursuivi pour le supplice des femmes de Mwenga, qui ne peut rester impuni », a-t-il indiqué sur son compte X.
En outre, Denis Mukwege rappelle que la collecte et la préservation des éléments de preuve sont des préalables indispensables aux efforts de poursuite et de jugement des bourreaux et de leurs commanditaires dans le cadre du processus de justice transitionnelle à mettre en œuvre en République démocratique du Congo.
Militant des droits de l’homme, Denis Mukwege se bat pour la justice, la réconciliation et le développement, essentiels pour permettre aux victimes de retrouver une vie digne.












