La société civile de Goma salue la mesure prise par le commandant de la 34ème région militaire, invitant tous les porteurs d’armes militaires et policiers présents dans la ville de Goma à se faire identifier auprès des chefs de quartiers.
Toutefois, le président de cette structure estime que ce travail relève du service de la logistique et de l’administration militaire. Il demande qu’une commission de la logistique et de l’administration militaire s’en charge à la place des civils, tout en précisant que les cadres de base pourront les accompagner.
« C’est une très bonne mesure pour la société civile et pour la sécurité dans les quartiers, ainsi que pour le contrôle des personnes armées vivant au milieu de la population civile », a déclaré Marrion Ngavho Kambale, président urbain.
Photo d’illustration : Les nouvelles unités des forces armées congolaises (FARDC) se trouvant au centre de Mubambiro
La société civile appuie cette initiative mais s’interroge sur sa mise en œuvre : « Depuis quand un militaire se rend-il auprès d’un civil pour s’identifier ? Les chefs de quartiers ou leurs secrétaires ont-ils reçu une formation adéquate pour mener l’identification des unités militaires, ainsi que la numérotation et la vérification des armes et munitions ? Comment seront gérés les cas de représailles de la part des militaires et policiers envers les civils et les cadres de base qui pourraient constater des irrégularités et transmettre un rapport fiable à la 34ème région militaire ? Après l’identification, que se passera-t-il et quel rôle joueront les cadres de base ? »
Ainsi, la société civile demande à la 34ème région d’annuler cette mesure pour éviter de potentielles tensions entre les civils et les forces de l’ordre.
Au lendemain de la prise d’Uvira par l’AFC-M23, les tensions continuent de monter dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Dans un message publié jeudi sur la plateforme X, le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, accuse des éléments de l’armée burundaise d’avoir relancé des attaques contre des civils dans la région de Minembwe, ciblant notamment des communautés
À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, la Coordination provinciale de l’Inspection nationale des droits de l’homme (INDH) en Ituri a organisé une cérémonie à Bunia, en présence des autorités sécuritaires, d’activistes et d’acteurs civiques. Isaac Kitwa, inspecteur des droits humains en Ituri, a rappelé que la Constitution consacre la RDC comme
Les autorités burundaises ont fermé la frontière reliant Uvira à Bujumbura, notamment le poste de Kavimvira-Gatumba, après la prise de la ville par les combattants de l’AFC-M23. Depuis mercredi 10 décembre 2025, l’accès depuis le Burundi vers la RDC est fortement restreint. Quelques habitants congolais tentent toutefois de quitter Uvira pour se réfugier au Burundi.
La ville d’Uvira est restée calme après sa conquête, dans la matinée du mercredi 10 décembre 2025, par le groupe armé AFC-M23. Aucune arme n’a été entendue pendant la nuit dans les trois communes de la ville, ont confirmé des habitants à Kivu Morning Post. Ce jeudi matin, toutes les activités socio-économiques restent paralysées :
Dans une déclaration du 10 décembre 2025, depuis Ottawa, le Bloc katangais a appelé à une « mobilisation générale, méthodique et déterminée » du peuple katangais, en insistant sur la préservation de la paix, de la dignité humaine et du patrimoine culturel. Le mouvement dénonce une période d’humiliation profonde pour le Katanga, marquée par des
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