Francine Muyumba, membre influent du Front Commun pour le Congo, la coalition qui soutient l’ancien président Joseph Kabila, et sénatrice honoraire, a dénoncé, à travers son compte X, la négligence du gouvernement congolais face à la M.pox, une maladie dangereuse.
L’ancienne présidente de la Commission des Affaires étrangères du Sénat alerte également sur la multiplication des cas de M.pox sur le territoire national. À ce jour, la RDC compte au moins 11 000 cas et plus de 400 décès depuis le début de l’année 2024.
“Au moins 11 000 cas et plus de 400 décès dus à la M.pox depuis le début de l’année 2024 en République démocratique du Congo à cause de la négligence, une mauvaise prise en charge et surtout une mauvaise politique de prévention. Le comportement des dirigeants congolais est également dangereux comme l’agression qu’ils dénoncent après chaque Conseil des ministres, car les Congolais meurent de plusieurs autres choses à cause de la mauvaise gouvernance. Nous constatons également que le Conseil des ministres n’a aucunement fait allusion à cette situation, 400 décès, c’est beaucoup”, a déclaré la sénatrice honoraire de la RDC.

Par ailleurs, elle a interpellé la conscience de chacun, affirmant que la maladie de M.pox doit être prise au sérieux et déclarée urgence sanitaire avant qu’elle ne touche d’autres provinces du pays.
Selon le ministère de la Santé publique en RDC, le bilan depuis le début de l’année 2024 est d’au moins 11 164 cas et 447 décès dus à la maladie du Monkeypox (M.pox) enregistrés. L’ancien ministre de la Santé, le docteur Jean-Jacques Mbungani, a trouvé ce bilan très inquiétant. Cet expert en santé publique a appelé, samedi 20 juillet, le gouvernement à intensifier les actions pour limiter la propagation de cette maladie. Il recommande au gouvernement Suminwa d’organiser la riposte en collaboration avec tous les acteurs sanitaires, en utilisant tous les mécanismes disponibles pour freiner la propagation du M.pox.
Il demande que le Monkeypox soit officiellement déclaré par le gouvernement comme un problème de santé publique de portée internationale. Dr Mbungani a également évoqué la proximité avec les frontières du Rwanda et du Burundi, qui favoriserait la propagation de cette maladie mortelle.










