Depuis l’aube de ce samedi 18 mai, la localité de Kashuga, située dans la chefferie des Bashali, territoire de Masisi, Nord-Kivu, est le théâtre de violents affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23. Les combats, marqués par l’utilisation d’armes lourdes, se déroulent à la fois dans le centre de Kashuga et sur les collines environnantes.
Les FARDC, soutenues par les combattants Wazalendo (VDP), mènent depuis trois jours des opérations de grande envergure visant à reprendre le contrôle de la colline Misinga, une zone stratégique. Selon un leader communautaire de Kashuga-Ibuga, contacté par kivu morning post ce samedi matin, ces opérations se sont intensifiées au cours des dernières heures.
La population locale vit dans une grande peur. Les habitants de Kashuga et Ibuga restent terrés dans leurs maisons, redoutant les obus et bombes qui tombent sans répit depuis le matin. Cette situation crée une atmosphère de terreur parmi les civils, qui craignent pour leur sécurité.

Il est encore trop tôt pour dresser un bilan précis des combats ou déterminer quelles forces contrôlent actuellement la zone, les affrontements se poursuivant de manière intense. La situation reste donc extrêmement volatile et sujette à des changements rapides sur le terrain.
La communauté internationale et les observateurs locaux suivent de près l’évolution de cette situation, préoccupés par l’escalade de la violence dans cette région déjà marquée par une instabilité chronique.
Depuis le lancement de l’opération vengeance du léopard, aucune avancée notable n’a jamais été enregistré sur terrain. Les cités de vitshumbi et Kibirizi annoncées comme récupérées demeurent entre les mains des terroristes du M23-RDF.












