Le 17 mai est souvent célébré en République Démocratique du Congo (RDC) comme une date marquant la révolution contre la dictature et l’avènement au pouvoir d’un grand patriote. Cependant, pour Saïdi Balikwisha Emil, député du Nord Kivu, cette date devrait être considérée comme une journée de malheur pour la nation congolaise.
Une Révolution avec des Conséquences Inattendues
Selon Balikwisha, bien que le 17 mai ait marqué la fin d’un régime dictatorial, il a aussi ouvert la porte à l’accès de Rwandais au plus haut sommet de l’État congolais du pouvoir . « C’est à partir de cette date que la RDC a connu un chef d’état-major général officiellement rwandais, » souligne-t-il. Cette présence étrangère au sommet de l’armée congolaise est perçue comme le début d’une infiltration systématique, qui a conduit à la destruction progressive des forces armées congolaises.
Une escorte de militaires kényans et congolais monte la garde à l’aéroport de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, le 15 novembre 2022. AFP
La Guerre d’Infiltration
Balikwisha évoque une « Guerre d’infiltration initiée à partir du 17 mai, une guerre qui, selon lui, a affaibli et détruit l’armée nationale. Il décrit cette période comme le commencement d’une longue série de tragédies pour la RDC, marquée par des conflits internes et une instabilité croissante. « Je pense que continuer à accorder plus de valeur au 17 mai, c’est cracher sur les milliers de morts congolais victimes du régime rwandais en RDC, » affirme-t-il avec véhémence.
Un Appel au Changement
Le député du Nord Kivu propose de revoir cette commémoration et de choisir une autre date pour célébrer la journée du soldat congolais. Pour lui, persister à honorer le 17 mai revient à ignorer les souffrances et les pertes humaines subies par le peuple congolais depuis cette date. Il appelle à une réflexion collective sur l’importance et la symbolique de cette journée dans l’histoire contemporaine du pays.
Cet appel rejoint celui du notable Aimé Mbusa Mukanda. Celui-ci propose au gouvernement congolais de faire de la journée du 17 mai, une journée du génocide congolais.
L’exploitation et l’exportation du lithium de Manono, dans la province du Tanganyika, ont été au centre d’une séance de travail entre le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, et son homologue du Tanganyika, Christian Kitungwa Muteba, en visite officielle à Lubumbashi, vendredi 10 juillet 2026. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération interprovinciale
Le journaliste Janvier Mastaki Safari affirme avoir été victime d’une agression à main armée vendredi 10 juillet, aux environs de 19 heures, alors qu’il rentrait de son travail. Selon son témoignage, les faits se sont produits dans la concession Dada, à Butembo. Le reporter indique avoir été intercepté par plusieurs hommes armés portant d’anciennes tenues
Une personne a été tuée et trois autres blessées lors de deux attaques armées survenues vendredi 10 juillet dans les villages de Kibingu et Kabanda, en groupement Mutanda, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Selon des sources locales à Kibirizi, le premier incident s’est produit vers 15 heures à Kibingu. Un motard a été mortellement atteint
La Direction générale des impôts (DGI) a procédé, vendredi 10 juillet 2026, à la mise sous scellés du site de Mutanda Mining (MUMI), dans la province du Lualaba. Cette mesure intervient au lendemain de la fermeture administrative de Kamoto Copper Company (KCC), deux filiales du groupe minier suisse Glencore opérant en République démocratique du Congo.
Des coups de feu ont été entendus dans la nuit du jeudi au vendredi 10 juillet 2026, dans la commune de Kasindi, en territoire de Beni, au Nord-Kivu, plongeant les habitants dans la psychose. Selon la Police nationale congolaise (PNC), ces tirs ont éclaté lorsque les éléments de patrouille sont intervenus sur l’axe du quartier
Recevez chaque jour l’essentiel de l’actualité de l’Est de la RDC et d’ailleurs directement dans votre boîte mail. Abonnez-vous dès maintenant et ne manquez rien.