Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) vient de suspendre l’émission Bosolo Na Politik Officielle pour une durée de 30 jours. Cette décision, à titre conservatoire, intervient à la suite de propos jugés méprisants et dénigrants tenus contre Monsieur MBOSO, portant atteinte à son honneur et à sa dignité humaine, en violation des directives électorales du CSAC.
« Ces propos empreints de mépris et de dénigrement, tenus dans l’intention de nuire aux droits civils et politiques de Monsieur MBOSO, portent également atteinte à son honneur et à sa dignité humaine, et constituent une contre-campagne menée dans le seul but de disqualifier le candidat, en violation des dispositions pertinentes de la Directive du CSAC relative à la campagne électorale », a déclaré le CSAC.
La vidéo incriminée, devenue virale sur les réseaux sociaux, avait été diffusée à la veille du lancement officiel de la campagne électorale à l’Assemblée Nationale, en infraction avec l’article 113 de l’Ordonnance-Loi sur la presse. Le CSAC souligne la nécessité pour les médias et les professionnels des médias de respecter la loi et le Code de déontologie des journalistes.

Après des débats et des délibérations, le CSAC a pris les décisions suivantes :
Article 1: L’émission Bosolo Na Politik Officielle est suspendue à titre conservatoire pour une durée de 30 jours, à compter de la notification de la présente décision.
Article 2: « En attendant la décision finale de l’Assemblée Plénière, le Directeur des Programmes et le Présentateur de l’émission incriminée doivent se présenter au Conseil pour présenter leurs moyens de défense », indique l’article 2 de la décision.
Article 3: « Le Procureur Général près le Conseil d’Etat est prié d’apporter son concours à la bonne exécution du présent Acte qui entre en vigueur à la date de son adoption », précise l’article 3.
Dans son récent rapports sur la situation de protection de défenseurs de droits de l’homme et les journalistes, l’ONG partenariat pour la protection intégrée a dénombré 36 cas de violation de droits de ces derniers contre 12 au moins de Mars 2024. Ce mois de Mai risque d’être encore sombre pour cette catégorie de personnes.












