Dans une déclaration émise le 7 mai 2024 à Kinshasa, Adolphe Muzito, président du parti politique Nouvel Élan, a exprimé la position de son parti sur le débat constitutionnel en République Démocratique du Congo (RDC).
Nouvel Élan reconnaît l’urgence de réformes constitutionnelles en RDC pour garantir une gouvernance efficace, transparente et inclusive, ainsi que pour promouvoir le développement économique et social dans tout le pays.
Ce parti de l’opposition indique que ces réformes ou ce changement de constitution viseront :
1) Le changement du mécanisme et du taux de répartition des recettes à caractère national et d’origine extérieure entre l’État et les provinces, y compris les entités territoriales décentralisées ;
2) Le transfert effectif des compétences exclusives des provinces par l’État en faveur de ces dernières ;
3) Le régime politique (présidentiel, semi-présidentiel ou présidentiel indirect), comme en Afrique du Sud, au Togo, en Angola, etc. ;
4) L’application de la loi Bakajika ;

5) Les réformes liées à la titrisation des terres ;
6) Le financement des partis politiques ; etc.
L’élaboration de la constitution définitive pour la RDC aura pour objectifs :
– L’entrée effective dans la République suspendue en 1960 ;
– La réhabilitation du peuple congolais comme constituant originel ;
– La restauration du lien juridique entre le peuple congolais et les pères fondateurs ainsi que la loi fondamentale de 1959 ;
– Le rétablissement du lien juridique entre le parlement belge et le peuple congolais.
Le parti soutient un processus inclusif et démocratique pour décider de la voie à suivre : réviser l’actuelle Constitution de Transition ou rédiger une nouvelle Constitution définitive. Cette décision doit être prise en tenant compte des intérêts et des aspirations de tous les citoyens congolais, dans le respect des principes démocratiques et de l’État de droit.











