Un dernier hommage a été rendu mardi à l’ancien ministre des transports Chérubin Okende Senga à l’espace Ave Maria, sur l’avenue ex-24 novembre, à un jet de pierre de la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, où son corps a été gardé pendant près de neuf mois depuis la découverte macabre de son corps criblé de balles sur l’axe Kingabwa à Kinshasa le 13 juillet 2023 dans son véhicule stationné. Son parti, Ensemble pour la République, avait signalé sa disparition devant la Cour constitutionnelle.
Parmi les personnalités présentes à la veillée mortuaire, on compte notamment Martin Fayulu, Albert Moleka, Seth Kikuni, Dieudonné Bolengetenge, Mwando Nsimba, Hervé Diakiese, Dominique Munongo et bien d’autres figures d’Ensemble pour la République et de l’opposition, venues pour consoler la famille et le parti avant que les témoignages ne débutent à 22 heures, accompagnés du folklore Tetela, ethnie dont le défunt était originaire, et de musique catholique.
Arrivé à Kinshasa mardi dans la soirée, Katumbi a rejoint toute la troupe peu avant minuit.

La veuve et les enfants sont toujours inconsolables. La douleur reste également vive pour la famille politique de l’ancien député de Kinshasa et ex-ministre des Transports. Neuf mois après sa disparition, le doute persiste cependant sur la version du “suicide” rendue publique par le parquet. La famille biologique du défunt, ainsi que son parti politique, rejettent cette thèse de la justice qui, selon eux, tente de maquiller un assassinat planifié.
Rappelons par ailleurs que Chérubin Okende sera enfin inhumé ce 20 mars 2024 à la Nécropole entre terre et ciel à Kinshasa. Pendant ce temps, le garde du corps et beau-frère de l’illustre, le policier Nicolas Kabunda Ntambi, croupit à la prison centrale de Makala depuis plusieurs mois, alors que la justice congolaise a conclu à un suicide au terme des minutieuses enquêtes.
D’où ce cri d’alarme de son ancien collègue, Patrick Nseka Ngindu. Cet ex-agent de la police nationale congolaise affirme que le détenu a été son collègue de promotion en Angola. Il se dit inquiet quant à son sort dans la prison centrale de Makala où cet agent de protection rapprochée est retenu jusqu’à ce jour, rapporte le journal.
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