Les terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF/MTM) ont signé une nouvelle incursion dans la localité de Mayi Moya, située dans le territoire de Beni, durant la nuit du lundi au mardi 20 février. Le bilan provisoire fait état de 8 morts, dont 3 femmes et un enseignant résidant à Eringeti.
En plus des pertes humaines, la société civile du groupement Bambuba-Kisiki confirme que plusieurs personnes ont été prises en otage, des habitations de chefs de village incendiées, et même des chèvres emportées par les assaillants.
« Aujourd’hui, nous constatons avec tristesse que les ADF ont attaqué Mayimoya. Ils ont réussi à tuer 8 personnes, dont 3 femmes », déclare Patrick Musubao, président des forces vives de la région.
Cette situation soulève des questions quant aux mesures prises par les services de sécurité pour contrer ces attaques récurrentes. Il est question de savoir si les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont pleinement informées des mouvements des rebelles et des risques potentiels pour d’autres localités.

« Quelles actions concrètes ont été mises en place par les FARDC ? Rien ne devrait les prendre au dépourvu. Nous avions déjà des soupçons après les attaques de Makembi et Kokola, il semblait que les FARDC étaient au courant des risques pour d’autres agglomérations », souligne-t-il.
Cette source révèle que parmi les assaillants ADF, de nombreux enfants étaient présents.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incursions terroristes menées par les ADF dans le groupement de Bambuba-Kisiki, dans l’Est de la RDC. Les atrocités perpétrées comprennent l’assassinat de 6 pygmées à Eringeti, la disparition de 3 personnes à Upira, ainsi que la décapitation d’un pygmée et la prise en otage de deux enfants à Kokola.
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