Trente-six corps sans vie ont été découverts en l’espace d’une semaine dans plusieurs localités du groupement Sumbuso, en chefferie de Bahema-Nord, territoire de Djugu, en Ituri.
Ces découvertes font suite à des attaques attribuées aux miliciens de la CODECO. Ce bilan a été communiqué mardi 3 novembre 2026 par le député provincial Moïse Wathum Uzunga, qui dénonce des massacres touchant plusieurs communautés vivant dans cette partie de l’Ituri.
Selon cet élu provincial, les victimes appartiennent à différentes communautés, notamment les Lindus, les Hema, les Alurs et les Ndos. Il souligne que la zone concernée est un espace de fréquentation commune, particulièrement en raison des activités de pêche sur le littoral du lac Albert, où les populations de différentes origines se côtoient quotidiennement.
Face à cette situation, Moïse Wathum Uzunga appelle le gouvernement congolais à renforcer le dispositif sécuritaire dans la région.
Il recommande notamment le déploiement des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) sur les hauteurs surplombant le littoral du lac Albert, estimant que cette position stratégique permettrait de mieux protéger les populations installées dans les zones marécageuses.
Le député provincial pointe également les montagnes de Mowgli comme l’un des foyers de l’insécurité qui sévit en Ituri. Il affirme que plusieurs groupes armés y disposent de leurs bases et évoque notamment les éléments qu’il identifie comme les bataillons de Ladi, Tsoja et Cheibi, qu’il accuse d’avoir préparé les attaques.
Ces nouvelles violences accentuent les inquiétudes des habitants de Sumbuso, confrontés à une insécurité persistante dans cette partie du territoire de Djugu.
Les efforts de la rédaction pour obtenir la réaction des autorités militaires sur ces attaques n’ont toutefois pas abouti.






