À Sake, dans le territoire de Masisi, les habitants vivent dans une constante terreur depuis le début de la guerre. Les souvenirs d’une bombe tombée dans leur site, tuant un voisin, hantent leur mémoire. Dans ce contexte de violence, la fuite n’est pas envisageable, car même ceux qui vivent dans les camps n’ont rien à manger. Certains affirment préférer mourir des balles que de la faim.
« Depuis que la guerre a commencé, nous vivons dans la peur constante. Nous gardons en mémoire la bombe tombée dans notre site de Sake et qui a tué notre voisin. Nous ne pouvons pas fuir, car même ceux qui vivent dans les camps n’ont rien à manger. Nous préférons mourir de balles que de mourir de faim », affirme Mapenzi Mubawa, habitante de la cité de Sake.
La société civile locale alerte sur la crise humanitaire qui sévit à Sake. La famine frappe durement la population, principalement constituée d’agriculteurs qui ne peuvent plus travailler dans leurs champs en raison de la guerre, notamment celle impliquant le M23. Cette situation s’aggrave avec l’augmentation du nombre d’habitants et des déplacés de guerre. Les prix des denrées alimentaires ont atteint des niveaux insoutenables, rendant la vie quotidienne de la population extrêmement difficile.
La route Sake Mushaki à l’endroit communément appelé Dawurimwijuru. [Photo d’illustration]
« La famine est ressentie par la population de Sake. Une majeure partie de la population vit de travaux champêtres, mais les gens ne vont plus dans les champs à cause de la guerre du M23, et c’est vraiment un problème. Au-delà du nombre croissant des habitants, les déplacés de guerre se sont multipliés. Le prix de la nourriture a augmenté, et la vie est intenable », indique Léopold Mwisha, président de la société civile dans le groupement Kamuronza.
L’histoire poignante de ces habitants de Sake met en lumière les conséquences dévastatrices de la guerre sur la vie quotidienne et la sécurité alimentaire de la population locale. La communauté internationale est interpellée à agir d’urgence pour soulager les souffrances de ces personnes prises en étau entre la guerre et la famine.
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a réagi aux déclarations du gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johny Luboya Nkashama, l’accusant de complaisance envers la milice CODECO. Sur son compte X, le leader de la CRP, Thomas Lubanga, s’est dit « sidéré » par la prise de position du gouverneur sur Radio France Internationale.
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La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a dénoncé, vendredi 1er mai 2026, une dégradation de la situation sécuritaire en province de l’Ituri, malgré la tenue récente d’assises sur la paix à Kampala. Selon le mouvement, ces rencontres organisées du 20 au 25 avril sous l’égide du gouvernement ougandais ont réuni des délégués de Kinshasa
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