L’assemblée provinciale du Sud-Kivu a ouvert officiellement la session ordinaire de mars ce jeudi 30 de ce mois dans la ville de Bukavu. Une nouvelle session qui s’ouvre après la clôture d’une session extraordinaire qui a sanctionné le gouverneur du Sud-Kivu. Cette Session s’annonce hautement politique contrairement à la session ordinaire de septembre qui était budgétaire, les élus provinciaux auront le temps d’examiner les points saillants de la situation en province. Cependant, la première question est celle de l’unité des députés. Déjà avec la deuxième motion contre le gouvernement provincial Théo Ngwabidje Kasi, deux groupes de députés se sont dégagés, une première équipe appelée les motionnaires et l’autre, des députés provinciaux acquis à la stabilité des institutions ou des pétitionnaires. Si la première équipe avec plus de 25 députés marche de pair avec les décisions du bureau, la deuxième équipe avec plus de 15 députés dénonce les actions du bureau.

Une division qui ne permet pas aux députés d’exercer librement leurs actions parlementaires. Cependant, malgré la divergence entre élus provinciaux, les députés sont obligés de se mettre au travail pour les questions importantes de la province. Dans son discours d’ouverture, le vice-président de l’assemblée provinciale et président intérimaire a prêché la concorde, l’unité et la cohésion sociale. Un appel important vu le contexte particulier de cette session qui intervient dans un contexte politique particulier caractérisé par des matières suspendues à la session extraordinaire, notamment les partenariats publics privés, le contrôle parlementaire et tant d’autres. À cela s’ajoute les questions sécuritaires, des infrastructures et de développement. Néanmoins, les habitants attendent trop de cette session parlementaire pour statuer sur le social et les conditions de vie.
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