La Nouvelle Société Civile Congolaise à Uvira a sorti un communiqué hier, dit être indigné par le comportement des agents de migration congolais du poste frontalier de Kavimvira, qui continuent à se distinguer dans des actes de torture et intimidation à l’endroit de certains compatriotes.
Ceci fait suite, peut-on lire dans ce communiqué, à l’arrestation jugée arbitraire par la Nouvelle Société Civile Congolaise d’Uvira, de Madame Anne-Marie MAPENDO, fille de feu Albert KAGANDA, qui était accompagnée de ses enfants. Elle aurait été torturée devant ses enfants, avant qu’elle n’obtienne de l’aide d’un autre agent de Migration, qui était en désaccord avec ses collègues.
Pour la société civile d’Uvira, ces agissements des agents de migration seraient motivés par les origines de Mme Anne-Marie MAPENDO, Munyamulenge de son état. Elle est la nièce de feu le Commandant GAKUNZI, tristement célèbre lors des guerres de l’AFDL en 1996-1997 et celle du RCD en 1998.
Fille d’Albert KAGANDA, elle avait toujours vécu chez son oncle, le Commandant GAKUNZI, au point qu’on a toujours pensé qu’elle était sa fille. Ces détails nous a été donné par son époux, Benjamin BABUNGA, qui a joint Kivumorningpost après avoir entendu que sa femme et ses enfants passaient des moments de peur à la frontière de Kavimvira.

Son époux, Benjamin BABUNGA, reste un des bloggeurs les plus en vue de la RD Congo, et c’est en solidarité à ce qui est arrivé à sa femme et à ses enfants, que nous avons écrit cet article.
Le Commandant GAKUNZI a certes eu des moments peu glorieux au cours des périodes des guerres de l’AFDL et du RCD, des souvenirs qui restent, on le pense, vivaces dans la mémoire de certains compatriotes qui estiment que GAKUNZI était parti tôt, « sans avoir payé le mal qu’il avait fait infliger aux gens ». Sa nièce Anne-Marie, après plusieurs années à vivre en dehors du pays, aurait été reconnue à la frontière de Kavimvira par un agent de la Direction Générale de Migration.
Ce dernier aurait alors demandé à Anne-Marie et à ses enfants de se tenir à l’écart, puis ont crié sur elle qu’elle était Tutsi Munyamulenge, en cherchant à savoir où est-ce qu’elle était toutes ces années, et ceux qu’elle revenait faire à Uvira. Les enfants, intimidés par les agissements des agents de la DGM, aurait été plongés en sanglots, pendant que les agents de la DGM, dans leur forfaiture, continuaient à crier sur Anne-Marie, la menaçant de l’envoyer à Uvira au Bureau 2, pour un interrogatoire.
Plusieurs passants qui avaient vu la scène s’étaient indignés et avaient demandé qu’elle soit traitée humainement. Un agent de la DGM, Mme SAKINA (Chef de Poste Adjointe), aurait intervenue pour calmer les ardeurs de ses agents qui venaient de se comporter d’une façon peu professionnelle.
C’est après avoir passé une bonne vingtaine de minutes, séquestrés par les agents de la DGM, que Mme Anne-Marie aurait été autorisée à aller à Uvira. Mais elle serait retournée juste après, stressée par ce qui s’était passée.
Byamungu SHAMAMBA, Président de la Nouvelle Société Civile Congolaise à Uvira, déplore le silence absolu de la part des autorités compétentes censées agir dans l’urgence pour garantir la sécurité à tous les Congolais, quelles que soient leurs origines. Il paraîtrait que le même jour, une consigne avait été donnée à d’autres agents des renseignements, qui s’étaient pointés au domicile de l’amie de Mme Anne-Marie où cette dernière avait dit se rendre pour célébrer la fête d’adieu de son amie qui se marie le samedi prochain. Une fille burundaise, qui travaillait comme bonne dans ce ménage, a été poignardée juste à l’entrée de la maison. Pour l’époux de Mme Anne-Marie, notre estimé Benjamin Babunga, pense que c’est certainement lié au fait qu’on l’avait confondu avec Anne-Marie, et que si son épouse avait passé la nuit à Uvira ce 16 janvier, quelque chose de mal aurait pu lui arriver.
Monsieur Byamungu SHAMAMBA souhaite voir les autorités congolaises mettre toutes les batteries en marche pour éradiquer ce fléau et protéger les paisibles citoyens et leurs biens, même lorsqu’il s’agit des Banyamulenge.

