Dans une décision controversée, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a récemment exclu les territoires de Masisi, Rutshuru et Kwamouth du processus électoral en République démocratique du Congo. Cette mesure a suscité un profond sentiment d’abandon et de rejet parmi les populations qui ont été victimes de l’occupation des agresseurs M23/RDF/UPDF. En plus de compromettre la solidarité nationale, cette exclusion risque de jouer en faveur des ennemis du pays qui prônent la balkanisation du Congo afin de perpétuer le pillage de ses ressources par des forces impérialistes.
Face à cette situation préoccupante, plusieurs suggestions sont formulées pour remédier à cette exclusion et préserver l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo :
1. Réouverture des bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC) de Masisi, Rutshuru à Goma, conformément au plan initial établi, d’autant plus que le nombre de sièges a déjà été déterminé.
2. Sécurisation des centres d’inscription de la CENI par les forces multinationales telles que la MONUSCO, l’EACRF et la SADC, afin de permettre l’enrôlement complet de tous les citoyens de Masisi, Rutshuru et Kwamouth.
3. Garantie de la validité des anciennes cartes d’identité auprès des administrations, des services de sécurité, des agences de voyage et des banques, en attendant l’enrôlement global de la population.
4. Levée de l’état de siège pour permettre aux forces armées de se concentrer davantage sur les opérations de défense du pays et de rétablir l’administration civile.
5. Renforcement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) afin de reconquérir tous les territoires occupés, notamment par le biais de l’équipement de pointe tel que les drones d’attaque et autres équipements de nouvelle génération.

6. Déploiement de troupes et d’officiers expérimentés ayant déjà combattu les groupes rebelles tels que le CNDP et le M23, ainsi que renforcement de la coopération militaire, de préférence bilatérale, avec les alliés traditionnels de la SADC tels que l’Angola et le Zimbabwe.
7. Application de la loi sur la « Réserve Armée de Défense » afin d’encadrer au mieux les jeunes patriotes « Wazalendo » et de soulager les populations rurales qui supportent actuellement la plus grande partie de l’effort de guerre.
8. Démantèlement de toutes les barrières illégales qui sont une source de tracasseries pour les citoyens et surtout pour les transporteurs.
9. Sauvegarde de la scolarité des enfants, en particulier dans le territoire de Rutshuru où les élèves ont été arbitrairement confrontés à une année blanche.
10. Aucune élection ne peut avoir lieu sans la participation des territoires de Masisi, Rutshuru et Kwamouth, car la préservation de l’intégrité territoriale est une priorité absolue.
Ces suggestions émanent de l’honorable Ayobangira Safari, député national de Masisi, qui exprime ainsi son inquiétude face à la fin décision de la CENI et appelle à des mesures concrètes pour éviter les conséquences néfastes de l’exclusion des territoires occupés du processus électoral en République démocratique du Congo. Il souligne l’importance de l’unité nationale et de la défense de la souveraineté congolaise dans cette période critique pour l’avenir du pays.
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