La société civile de Masisi alerte de nouveau sur la multiplicité des taxes exigées aux usagers de l’axe Sake-Kitchanga et l’axe Sake -Ngungu et les transports des vivres par les groupes de l’autodéfense dans le Masisi.
« Ce n’est pas pour la première fois que nous lançons nos voix sur ces multiples taxes. Nous avons toujours haussé le ton pour demander aux autorités de prendre les mesures idoines, enfin de mettre la population à l’abri de tous ces genres des tracasseries. Les taxes deviennent de plus en plus un casse-tête pour la population de Masisi. Les Wazalendus exigent des taxes comme bon le semble, voir même certains de nos forcés armés se mettent à ériger des barrières pour tracasser la population en exigeant aussi des taxes sur l’axe Sake-Ngungu. Ce sont des taxes qui pèsent sur la paisible population » déplore, Telesphore Mitondeke président de la société civile de Masisi.
« La population de Masisi ne mérite pas ce genre de tracasseries. C’est une population qui nécessite d’ailleurs d’être considéré comme une population sinistrée et non pas être soumise aux tracasseries de tout genre. Les taxes varient selon les axes et selon la volonté de ceux-là qui font ces genres d’exactions, donc c’est forfaitaire. Actuellement certaines gens ne se déplacent pas parce que n’ayant pas les poches remplies de l’argent qu’ils devraient payer au niveau de toutes les barrières tracasseries selon les axes.», a-t-il ajouté

La société civile du territoire de Masisi demande aux autorités du pays de prendre des mesures idoines pour mettre fin à ces barbaries, des violations de droits humains imposées à la population. Elle appelle à tous les responsables des groupes d’autodéfense de prendre conscience pour essayer de mettre de l’ordre au sein de leur rang pour éviter que chacun d’eux n’impose pas des lois là où il se trouvé. Cela pèse sur les citoyens
Signalons qu’il y a restriction des mouvements à Masisi suite à toutes les tracasseries et cela impacte négativement à l’atteinte de la liberté individuelle des citoyens congolais et pourtant prôné par les lois de la République.
À lire aussi sur Kivumorningpost












