Le commandant de la 34ième région militaire vient d’interdire la circulation libre des éléments Wazalendus dans les villes de la province. Au cours d’une conférence tenu ce mercredi 28 juin 2023, le Général Major Mpezo Bruno dit constater avec regret que chaque détenteur illégal d’armes s’appelle muzalendus et commence à troubler la quiétude de la population.
« Nous sommes en train de faire aujourd’hui une guerre par procuration. Et on utilise les autochtones, les enfants même du pays. Et cette procuration se manifeste par cette multitude des groupes armés. Il y a les groupes armés qui sont pour la défense du pays et il y a d’autres qui sont là pour jouer le jeu de l’ennemi. Lorsque le mot wazalendus a été mise en circulation c’était devenu une couverture pour tout le monde » a expliqué Général Major Mpezo Bruno.
« Nous responsables de l’armée nous ne savons plus faire la distinction entre les deux groupes. D’autres se permettent d’être en ville en arme et ça on ne peut pas le permettre. Nous demandons à la population et les vrais wazalendus de comprendre cette situation cela va de l’intérêt de nous tous » a ajouté le Général Major Mpezo Bruno.

Cette autorité militaire pense que pour mettre de l’ordre dans ce secteur, chaque mouvement est appelé à désormais s’identifier par son ancien connu de tous. Pour lui, cela va aider à lever l’équivoque qui règne sur la question de qui muzalendus et qui ne l’est pas.
« Que les noms de wazalendus ne soient plus de mise. Chaque groupe armé doit reprendre son ancien nom. Le nom de wazalendus est devenu un four tout. Tous les 40 voleurs, les bandits se font passer pour les wazalendus » constatent le commandant de la 34ᵉ région militaire.
Depuis la progression de rebelle du M23, certaines personnes habillées en tenue militaire commençaient à circuler la ville se disant faisant partie de groupe d’autodéfense. Une situation qui crée de la confusion dans le chef de la population.
À lire aussi sur Kivumorningpost












