Fiston Kalala Mayele a confirmé son statut du meilleur buteur de la première division du championnat Tanzanien ce vendredi 9 juin 2023 lors du dernier match de la ligi Kuu bara. Sur la pelouse de Tanzania Prisons, l’international congolais a ouvert le score pour le Yanga avant le but du break de son compatriote Yannick Bangala pour boucler leur saison en beauté (2-0).
Cette réalisation a permis à Fiston Kalala Mayele de finir meilleur buteur du championnat avec 17 buts en ex æquo avec l’attaquant de Simba SC Saidi Ntibanonkiza. L’avantage pour l’ancien joueur de Vclub est le titre de champion glané par son club, contrairement à son challenger qui a fini deuxième avec Simba SC au classement général.

C’est la deuxième récompense individuelle de Fiston Kalala après celle du meilleur buteur de la coupe de la confédération de la CAF malgré l’échec de son club en finale face à l’union sportive de la médina d’Algérie. Fiston Mayele est déjà attendu en équipe nationale à Douala dans les prochaines heures en prévision du match de la cinquième journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations côte d’Ivoire 2023 contre le Gabon à France ville le 18 juin.
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- Lubero : la dégradation de la RN2 perturbe la mobilité et les marchéspar Kivu Morning Post
La dégradation avancée de la Route nationale n°2 dans le sud du territoire de Lubero au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, perturbe la circulation depuis plus de deux mois. Cette situation entraîne des retards de transport et une hausse des prix des produits de première nécessité.
Circuler entre Kirumba et Butembo devient un véritable casse-tête. Sur cet axe stratégique du territoire de Lubero, l’état de la route complique fortement les déplacements des personnes et des marchandises.
Depuis plus de deux mois, les usagers de la route nationale n°2 font face à d’importantes difficultés de circulation. Autrefois estimé à quatre ou cinq heures, le trajet entre Butembo et Kirumba peut désormais durer jusqu’au double, voire le triple du temps.
En cause, une chaussée fortement dégradée, marquée par de nombreux nids-de-poule et des portions boueuses.
Entre Matembe et Kitsombiro, en passant par Vutsorovya, Alimbongo et Kanyambi, la route est devenue difficilement praticable. Des camions restent immobilisés pendant des heures, tandis que d’autres véhicules empruntent des pistes de déviation improvisées.

La dégradation de la RN2 perturbe la mobilité et les marchés Les motocyclistes font savoir qu’ils ont revu leurs tarifs à la hausse afin de couvrir les frais liés à l’assistance de manutentionnaires pour franchir les zones boueuses.
Cette situation a un impact direct sur l’économie locale. Les commerçants déplorent des difficultés d’approvisionnement, les marchandises arrivant avec retard sur les marchés du sud de Lubero.
La hausse du prix du carburant, combinée au mauvais état de la route, entraîne une augmentation des prix des produits de première nécessité. Par exemple, un bidon d’huile végétale est passé de 29 à 45 dollars, tandis que le sac de farine de blé est monté de 20 à 25 dollars.
Les agriculteurs et transporteurs de vivres subissent également des pertes importantes. Les denrées périssables restent parfois bloquées pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, dans des véhicules embourbés.
Face à cette situation, les habitants du sud de Lubero appellent à une réhabilitation urgente de la RN2, estimant que la remise en état de cet axe est essentielle pour relancer les activités économiques et améliorer les conditions de vie.
Kethia Rugamika
- Goma : Bruno Lemarquis appelle à renforcer l’accès humanitairepar Blaise Basabose
Le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République démocratique du Congo, Bruno Lemarquis, a plaidé mardi 17 mars 2026 à Goma pour un renforcement de l’accès humanitaire et un passage progressif de l’urgence à la résilience. C’était lors d’une rencontre avec les autorités de l’AFC/M23.
Cette réunion a été consacrée aux populations en grande vulnérabilité dans l’Est du pays et aux conditions d’intervention des acteurs humanitaires.
« Nous avons parlé de la situation des personnes les plus vulnérables à l’Est de la RDC, ainsi que de la manière dont les acteurs humanitaires travaillent avec les autorités de fait ici à Goma. Nous avons également évoqué l’importance du respect du droit international humanitaire et de l’espace humanitaire, afin de permettre aux nombreuses organisations d’accéder aux populations dans le besoin », a déclaré Bruno Lemarquis à la presse.
Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue « apolitique », centré uniquement sur l’assistance humanitaire.

Bruno Lemarquis appelle à renforcer l’accès humanitaire « L’aide humanitaire vise une seule chose : apporter une assistance aux personnes les plus vulnérables. Il est donc essentiel de maintenir un dialogue sur ces questions et d’améliorer les mécanismes existants », a-t-il ajouté.
Le coordonnateur a également alerté sur la crise de financement qui affecte la RDC, l’un des pays les plus touchés par les coupes budgétaires mondiales, réduisant la capacité des partenaires humanitaires à répondre aux besoins sur le terrain.
Face à cette situation, il appelle à un changement d’approche vers des stratégies de résilience et de relèvement précoce, pour aider les populations à reconstruire leurs moyens de subsistance et retrouver des conditions de vie normales.
Cette visite intervient après celle de la commissaire européenne à l’aide humanitaire et à la gestion des crises, Hadja Lahbib, à Goma le 20 février 2026, qui avait également échangé avec le coordonnateur de l’AFC/M23.
Le 11 mars, une attaque avait tué Karine Buisset, une employée des Nations Unies, ainsi que deux autres civils. L’AFC/M23 avait accusé l’armée congolaise d’avoir mené cette attaque sur la ville de Goma.
- RDC : la CRP nie toute présence dans les camps de déplacés en Ituripar Kivu Morning Post
Le mouvement politico-militaire Convention pour la Révolution Populaire (C.R.P.) a rejeté les accusations du gouvernement congolais, selon lesquelles ses éléments et ceux d’un groupe armé dénommé « Zaire » se seraient dissimulés dans des camps de déplacés en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié mardi 17 mars 2026, la C.R.P. qualifie ces allégations d’« absurdité ahurissante ».
Selon ce mouvement politico-militaire opposé à Kinshasa, ces accusations cherchent à justifier les attaques et violences commises par la coalition FARDC et ses alliés contre les populations civiles.
« On nous associe à un groupe dont nous ignorons l’existence, et l’on prétend que nos éléments se cacheraient dans des camps de déplacés, des Églises, des presbytères ou encore des lieux de culte », a déclaré Pierre Anyolito Ugwais, chargé de communication de la C.R.P.
Le CRP dénonce également des exactions attribuées aux forces gouvernementales et à leurs alliés dans les environs de Bule, en Ituri : « viols avec violences sur des filles et femmes de tous âges, massacres, pillages des biens et du bétail, incendies et destructions, profanations des lieux de culte », affirme la C.R.P.
Selon le mouvement, le gouvernement congolais aurait pu « blâmer et rappeler à l’ordre son commandant des opérations en Province de l’Ituri, le Lieutenant Général Johnny Luboya N’kashama, mais il a préféré relayer des mensonges ».
La C.R.P. réaffirme enfin sa détermination à accompagner le peuple congolais dans sa « quête de changement de gouvernance qui procède, indubitablement, de la Révolution », selon le communiqué signé par Pierre Anyolito Ugwais.
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga, créée en 2025, est un mouvement politico-militaire actif en Ituri, accusé par les FARDC d’opérer des caches d’armes et de se dissimuler dans certaines zones du territoire de Djugu. Le mouvement rejette ces accusations, qu’il qualifie d’infondées.
- Grands Lacs : il y a bel et bien les Congolais d’expression kinyarwanda (Dr Nyanza KIYANA)par Kivu Morning Post
Dans le contexte de la crise qui touche l’État, les politiciens congolais sont incapables et souvent peu désireux d’œuvrer en faveur d’une Nation Congolaise. Dans un nouveau ouvrage intitulé Instabilité de la RDC, à qui la faute, le Docteur Nyanza KIYANA révèle que la crise de l’État au Congo est caractérisée par une perte d’équilibre dirigeants-dirigés, une renonciation au programme de développement, une incapacité à assurer la sécurité (le monopole de la coercition), des défaillances dans la gestion des priorités politiques, techniques et une incapacité à mobiliser, générer ou gérer les ressources financières internes et externes pour le bonheur de tous, la cohésion nationale.
« Malgré ces énormes problèmes, le Congo supporte un espace administratif avec lequel les politiciens et les citoyens semblent être parvenus à une forme d’arrangement complexe mais réalisable du corbeau et le renard », explique-t-il.
Selon lui, l’ethnicisation et la marginalisation dans la vie socio-politique de la République démocratique du Congo ne datent pas d’aujourd’hui, les faits donnent la compréhension globale aux conflits dans les Grands Lacs africains, il est indispensable de retracer l’histoire de la faillite de l’État moderne congolais hérité du colonisateur. Dans l’Est comme au centre et à l’ouest de ce pays, les conflits fonciers entre les peuples se sont radicalisés et »milicialisés » avec la multiplication des mouvements d’autodéfense communautaires de type maï-maï au ralliement d’autres groupes étrangers et la crise identitaire activée et nourrie par les politiciens électoralistes, dont les guerres incessantes.
La multiplicité culturelle dans la mauvaise gouvernance étatique est tenue pour principale responsable des conflits, qui, bien souvent, fauchent la loi fondamentale et débordent le cadre structurel national et consensuel pour s’élargir à de vastes espaces sous-régionaux et affectent les peuples à l’Est, au centre comme à l’Ouest de la zone aujourd’hui République Démocratique du Congo.
Les peuples socialement dynamiques, habitants de la zone aujourd’hui République Démocratique du Congo ont tous immigré, le Kivu et la zone autour de Kinshasa en font preuve. Les recherches du Dr Nyanza KIYANA se sont focalisées sur la marginalisation des peuples autochtones parlant le « kinyarwanda » en République Démocratique du Congo.
« Après récolte et confrontation des données, le résultat est qu’il n’y a pas des peuples »ba’nyarwanda », moins encore le »gi’hutu’’ ou »gi’tutsi’’ comme langue, mais plutôt les Congolais d’expression kinyarwanda qui n’ont rien à mettre en cause l’attachement juridique et le cordon ombilical pour une nation congolaise. Ce peuple englobe les congolais qui n’ont nullement des particularités, qu’on soit « Hutu », « Tutsi » ou « Twa », ce sont les Congolais sans ambiguïté que la constitution et autres textes légaux garantissent la nationalité comme tant autres ethnies, peuple victime de la conférence de Berlin et de la politique inhumaine du colonisateur » révèle le Dr Nyanza KIYANA Jules.
https://www.amazon.com/dp/1918667055Pour lui, le kinyarwanda est au même titre que le « lingala et le kikongo » en Angola, au Congo-Brazzaville et au Congo-Kinshasa, ce sont des peuples qui ont vécu la même histoire, parfois les mêmes royaumes sur leurs terres avant la fameuse conférence de Berlin.
Cette nouvelle contribution scientifique intervient alors que la situation sécuritaire demeure précaire dans l’est de la RDC.
- Minembwe : les FARDC intensifient les frappes de drones sur Mikenke et Bidegupar Kivu Morning Post
Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié mardi 17 mars leurs offensives contre les forces d’autodéfense Twirwaneho alliées à l’AFC-M23 dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi au Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. Les assauts, menés à l’aide de drones, ont ciblé les villages de Mikenke et Bidegu.
L’AFC-M23 accuse les FARDC, coalisées à l’armée burundaise et aux groupes Wazalendo, d’avoir bombardé des villages densément peuplés, en violation du cessez-le-feu.
« Dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, les forces coalisées du régime de Kinshasa, notamment les FDNB, FDLR, des mercenaires ainsi que les milices Wazalendo, ont mené une campagne de bombardements à l’aide de drones kamikazes, visant des zones densément peuplées de Mikenke, Bidegu et leurs environs dans Minembwe. À l’heure actuelle, ces frappes criminelles se poursuivent sans relâche », déplore le porte-parole de l’AFC-M23, Lawrence Kanyuka.
Il ajoute : « L’AFC/M23 prend à témoin le peuple congolais ainsi que l’opinion internationale face à cette escalade barbare orchestrée par le régime de Kinshasa, qui persiste à s’en prendre à des civils sans défense dans des zones à forte concentration humaine, à l’instar des attaques menées contre la ville de Goma le 11 mars 2026. »
Le mouvement accuse la communauté internationale de rester silencieuse face aux massacres ciblant les civils dans la région de Minembwe depuis plusieurs années. « Le sang congolais que ce régime fait couler avec une brutalité systématique ne sera ni ignoré, ni oublié, ni étouffé par le silence complice », conclut Kanyuka.
Parallèlement, les combats ont repris dans la plaine de la Ruzizi. Des affrontements et bombardements ont été signalés mardi matin au niveau de Kabunambo, entraînant le déplacement massif de civils.
Selon des témoins, les FARDC ont lancé des bombes vers Sange et Runingu, provoquant des explosions dans la zone.
Lawrence Kanyuka accuse les FARDC, appuyées par l’armée burundaise et les Wazalendo, d’être à l’origine de ces bombardements et parle d’une « escalade d’une gravité extrême ».
Les combats se déroulent à une trentaine de kilomètres de la ville d’Uvira, tandis que le trafic sur la RN5 entre Bukavu et Uvira reste suspendu.
Malgré les appels au cessez-le-feu de la communauté internationale et des médiateurs du conflit, les affrontements se poursuivent dans l’est de la RDC, principalement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Depuis début février, les FARDC et leurs alliés ont relancé les offensives en utilisant des drones, provoquant des pertes civiles, dont trois civils à Goma le 11 mars 2026.






