Fiston Kalala Mayele a confirmé son statut du meilleur buteur de la première division du championnat Tanzanien ce vendredi 9 juin 2023 lors du dernier match de la ligi Kuu bara. Sur la pelouse de Tanzania Prisons, l’international congolais a ouvert le score pour le Yanga avant le but du break de son compatriote Yannick Bangala pour boucler leur saison en beauté (2-0).
Cette réalisation a permis à Fiston Kalala Mayele de finir meilleur buteur du championnat avec 17 buts en ex æquo avec l’attaquant de Simba SC Saidi Ntibanonkiza. L’avantage pour l’ancien joueur de Vclub est le titre de champion glané par son club, contrairement à son challenger qui a fini deuxième avec Simba SC au classement général.

C’est la deuxième récompense individuelle de Fiston Kalala après celle du meilleur buteur de la coupe de la confédération de la CAF malgré l’échec de son club en finale face à l’union sportive de la médina d’Algérie. Fiston Mayele est déjà attendu en équipe nationale à Douala dans les prochaines heures en prévision du match de la cinquième journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations côte d’Ivoire 2023 contre le Gabon à France ville le 18 juin.
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- Ituri : la CRP dénonce des attaques et accuse les FARDC de massacres de civilspar Kivu Morning Post
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a dénoncé, vendredi 1er mai 2026, une dégradation de la situation sécuritaire en province de l’Ituri, malgré la tenue récente d’assises sur la paix à Kampala.
Selon le mouvement, ces rencontres organisées du 20 au 25 avril sous l’égide du gouvernement ougandais ont réuni des délégués de Kinshasa et de la CRP en vue de mettre fin aux violences.
« Au cours de cette rencontre, la C.R.P. a dressé un état des lieux complet de la situation sécuritaire en Ituri, avant de souscrire à des engagements fermes en faveur du dialogue et de proposer des pistes de solutions assorties d’une feuille de route claire pour le retour de la paix », indique la déclaration signée par Pierre Anyolitho Ugwaru.Toutefois, la CRP affirme que, parallèlement à ces discussions, ses positions ont été ciblées par des attaques.
« Durant la même période, il a été enregistré des attaques coordonnées et multiples contre nos éléments, notamment à Iga Barrière, à Bule et dans la région de Berunda, sans oublier de nombreuses arrestations de personnes présumées appartenir à la C.R.P. », dénonce le mouvement.La CRP évoque une riposte de ses forces face à ce qu’elle qualifie de provocations.
« Cette situation de provocation délibérée a déclenché une riposte de nos éléments sur la position des FARDC de la localité de Pimbo, en vue de les dissuader dans leurs actions militaires inutilement déstabilisatrices », poursuit le communiqué.Dans le même document, le mouvement accuse des responsables militaires et des miliciens d’être impliqués dans des violences contre des civils.
« À notre grande surprise, sur demande du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant général Johny Luboya N’Kashama, les nommés Bassa Zukpa et Désiré Sengedu ont organisé des massacres ignobles de civils dans plusieurs localités », affirme la CRP.
Le bilan avancé fait état de lourdes pertes humaines.
« Le bilan provisoire de ce carnage fait état de près de 48 personnes tuées, plus de 200 blessés et d’autres égarées en brousse », précise la déclaration.La CRP condamne ces violences et appelle à des poursuites judiciaires.
« La C.R.P. condamne sans réserve ce énième massacre des civils et exige l’arrestation immédiate des précités, à savoir le lieutenant général Johny Luboya N’Kashama, Bassa Zukpa et Désiré Sengedu », insiste-t-elle.Le mouvement prévient enfin qu’il pourrait tirer des conséquences en cas d’inaction.
« Faute de quoi, elle se réserve le droit d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposeront », conclut la déclaration. - Lubumbashi : la LUCHA rejette fermement toute révision de la Constitutionpar Kivu Morning Post
À Lubumbashi, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA), à travers sa coordination du Haut-Katanga, a exprimé son opposition ferme à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo.
Cette position a été rendue publique ce vendredi 1er avril 2026, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du 14ᵉ anniversaire du mouvement.
Duc Mbuyi, membre de la LUCHA, a dénoncé toute tentative de révision constitutionnelle, qu’il considère comme une manœuvre politique visant à prolonger le pouvoir en place.
« On ne peut pas changer les règles en cours de jeu. La Constitution qui a permis l’accession au pouvoir du président Félix Tshisekedi est connue et doit être respectée », a-t-il déclaré, appelant les autorités à concentrer leurs efforts sur les défis sécuritaires du pays.Dans la même logique, Louis Tshikonde a rappelé que la Constitution actuelle a été défendue au prix de lourds sacrifices humains. « Autoriser son changement pour des intérêts politiques serait inacceptable », a-t-il insisté, promettant une mobilisation accrue pour faire échec à toute initiative de révision.
Le mouvement annonce ainsi une série d’actions citoyennes à Lubumbashi et dans d’autres villes du pays, notamment des marches pacifiques, des sit-in et des campagnes de sensibilisation afin de s’opposer à ce projet.
Fondée en 2012, la Lutte pour le changement est un mouvement citoyen engagé dans la promotion de la dignité humaine, de la justice sociale et de la bonne gouvernance en RDC. Malgré des arrestations et des violences subies par ses militants au fil des années, elle continue de prôner la non-violence comme principe fondamental de son action.
- Ituri : plus de 100 civils massacrés à Bassa, la société civile alerte sur l’escalade des violencespar Kivu Morning Post
La coordination provinciale de la société civile forces vives de l’Ituri tire la sonnette d’alarme face à une détérioration inquiétante de la situation sécuritaire dans plusieurs zones de la province.
Dans une communication faite ce vendredi 1er mai 2026, son coordonnateur, Dieudonné Litori, affirme que des attaques armées et des actes de violence ont été signalés depuis le début de la semaine. Mardi 28 avril 2026, des miliciens de la CODECO ont fait une incursion dans le village de Bassa, où plusieurs civils auraient été tués et des habitations incendiées.
La société civile évoque également des exactions dans le groupement de Mayalibo, en chefferie de Mambisa, ainsi que dans d’autres entités voisines, notamment Bayamabadjeri, où des corps sans vie seraient encore visibles. Au moins une centaine de corps gisent au sol.
Plusieurs corps de civils seraient en état de décomposition dans différentes localités touchées.
Par ailleurs, le territoire d’Aru n’est pas épargné. La criminalité y serait en forte hausse, notamment dans la chefferie de Zaki, à Ariwara, où des journées « villes mortes » ont été observées pendant 48 heures, paralysant les activités économiques.Face à cette succession d’incidents, la société civile craint une extension de l’insécurité à l’ensemble de la province, alors même que certaines zones commençaient à retrouver une relative accalmie. Elle rappelle notamment les récents massacres attribués aux rebelles ADF dans le territoire de Mambasa, soulignant un risque réel de replongée dans un cycle de violences.
La société civile insiste sur la nécessité d’actions urgentes et concrètes sur le terrain. Elle appelle notamment au déploiement rapide des équipes pour l’inhumation des victimes, certaines dépouilles étant encore exposées plusieurs jours après les attaques.
Elle demande également l’ouverture d’enquêtes judiciaires afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces violences.
- RDC : sanctions américaines, Kabila dénonce une décision « politiquement motivée » de Washingtonpar Kivu Morning Post
Les États-Unis ont annoncé, jeudi 30 avril 2026, des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Washington reproche à Joseph Kabila de soutenir le mouvement politico-militaire AFC/M23.
L’annonce a été faite dans un communiqué du département du Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Selon les autorités américaines, Joseph Kabila aurait fourni un appui financier à l’AFC/M23.
Dans un communiqué, le cabinet du président honoraire de la RDC, Joseph Kabila Kabange, a qualifié cette décision de politiquement motivée.
« Le Président de la République honoraire Joseph Kabila Kabange a appris avec étonnement la décision du gouvernement américain le visant, décision qu’il considère profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables », a déclaré son cabinet.
Il rappelle que depuis 2001, année de son accession au pouvoir, jusqu’en 2019, Joseph Kabila a consacré son action à la réunification du territoire national, à la pacification progressive du pays, à la réconciliation des Congolais, à la reconstruction de l’État et à la stabilisation de la région des Grands Lacs.
« C’est sous sa présidence que la RDC est sortie d’une guerre régionale dévastatrice, a retrouvé son unité institutionnelle et a connu, pour la première fois de son histoire, une passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’État », a-t-il indiqué.
Pour le cabinet du président honoraire, la décision américaine est d’autant plus étonnante qu’elle se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa, qui aurait été incapable de soutenir ces accusations par des preuves devant la justice militaire congolaise. Elle risque, selon lui, d’être perçue comme un soutien à la dictature et à la répression des voix dissidentes.
« Le Président Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale de la RDC, à la paix dans son pays comme dans la région des Grands Lacs et à une solution politique inclusive à la crise congolaise », poursuit le communiqué, appelant à une implication américaine constructive dans la recherche d’une solution durable.
Dans ce même document, Joseph Kabila se réserve le droit d’engager des recours légaux afin de contester cette décision, d’exiger les éléments ayant fondé sa désignation et de défendre son honneur ainsi que son parcours.
« Faire échec à tout pouvoir qui s’exerce en violation de la Constitution étant, aux termes de l’article 64, un devoir impératif pour tout citoyen, le Président Joseph Kabila rassure le peuple congolais de sa détermination à œuvrer sans relâche pour mettre fin à la dictature et rétablir l’État de droit », conclut le cabinet.
Ces sanctions interviennent alors que Kinshasa et l’AFC/M23 sont engagés dans des discussions, notamment dans le cadre des négociations de Doha, où les États-Unis jouent un rôle de médiateur dans la crise à l’est de la RDC.
- Lubumbashi : la police mobilisée pour faire respecter la nouvelle réglementation des motospar Kivu Morning Post
À Lubumbashi, la ville resserre l’étau sur la circulation urbaine. Dans une démarche visant à restaurer l’ordre et à mieux organiser le transport, le maire de la ville de Lubumbashi, Joyce Tunda Chansa, a officiellement remis, ce jeudi 30 avril, un arrêté réglementant la circulation des motards au commissaire divisionnaire, le général Blaise Kilimba Limba.
Ce document stratégique redéfinit les contours de la mobilité en instaurant des zones strictement délimitées. Les conducteurs de motos-taxis sont désormais soumis à des restrictions claires, notamment concernant l’accès au centre-ville. Une annexe précise également les emplacements autorisés pour le stationnement.
Le périmètre concerné s’étend selon des axes bien définis : au nord, l’avenue Ruwe ; au sud, l’avenue des Écoles jusqu’à l’avenue Sendwe ; à l’est, le croisement des boulevards Félix Antoine Tshisekedi vers Bel Air ; et à l’ouest, le carrefour des avenues Savonier et du boulevard Félix Antoine Tshisekedi.
Ces limites constituent désormais un cadre de référence destiné à contenir les débordements et fluidifier la circulation.
S’appuyant sur l’expérience du général Blaise Kilimba Limba, notamment acquise à Kinshasa, l’autorité urbaine mise sur une application rigoureuse de ces mesures.De son côté, le général a prévenu que cet arrêté sera appliqué sans complaisance. Une phase de sensibilisation sera d’abord menée par les services de police avant l’entrée en vigueur stricte des sanctions.
Dès le début de la semaine prochaine, des opérations de contrôle intensif seront lancées pour identifier et sanctionner les contrevenants.






