L’union sacrée pour la nation, section du Nord-Kivu, indexe le gouverneur du Nord-Kivu dans l’affaire de spoliation dans la capitale provinciale.
Dans une déclaration rendue publique à Goma ce mardi 16 mai 2023, les cadres de ce regroupement politique section du Nord-Kivu pointent du doigt Constant Ndima Kongba dans cette affaire qui fait couler ancre et salive en province.
Cette plate-forme qui soutient les actions du chef de l’État Félix Tshisekedi estime que les personnes qui dénoncent ces actes font objet de menace de la part de l’autorité provinciale du Nord-Kivu. Ce qui peut expliquer la thèse de sa complicité dans la spoliation.
« L’arrestation arbitraire de plusieurs des personnes ayant résisté contre la spoliation des biens de l’état en ville de Goma comme Madame Rusimbuka Domitille, chef de division des affaires sociales et Jimmy NZIALY LUMANGABO, qui sont les cibles des menaces de la part du gouverneur militaire pour avoir dénoncé la spoliation du Foyer social vers Office 1 et d’autres biens de l’état ; nous constatons que cela explique la complicité du gouverneur militaire qui, depuis son arrivée dans notre province la situation reste pire » peut-on lire dans cette déclaration.

D’autres parts, ces cadres politiques du Nord-Kivu disent ne pas comprendre également comment l’insécurité bat son plein dans plusieurs coins de la province en plein état de siège.
Ils demandent au chef de l’État de lever l’état de siège en province du Nord-Kivu. « La population du Nord-Kivu se désintéresse de plus en plus et manque confiance aux actions du chef de l’État suite à l’inefficacité sociale et politique de l’état de siège. L’union sacrée pour la nation en province demande au chef de l’État de lever l’état de siège le plus rapidement possible pour permettre à l’union sacrée de la nation de jouer le rôle politique qui est le tien pour sa réélection en 2023 »
Il sied de rappeler que les mouvements citoyens et groupes de pression du Nord-Kivu ont également demandé au chef de l’État congolais de lever l’état de siège.
Selon eux, deux ans depuis son instauration au Nord-Kivu et en Ituri, il n’a pas répondu aux attentes de la population.
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