Delly Sesanga, président du parti politique Envol, accuse le président Félix Tshisekedi de manipuler l’opinion publique au sujet de la Constitution. Il critique son interprétation de l’article 217 et estime qu’un changement de la Constitution pourrait permettre au chef de l’État de briguer un troisième mandat.
Dans ses propos, Delly Sesanga conteste l’idée selon laquelle l’article 217 de la Constitution exposerait la République démocratique du Congo à céder des territoires aux pays voisins.
« La manipulation, monsieur le président de la République, c’est lorsque vous versez dans une interprétation tout à fait iconoclaste de l’article 217 de la Constitution, par un faux bruit, en faisant croire que cet article expose le Congo à céder des territoires à des États voisins », déclare-t-il.
Le président d’Envol rappelle également que, selon lui, une disposition similaire figurait dans la Constitution de 2006, à l’article 169. Il s’appuie sur cet argument pour contester l’interprétation faite par Félix Tshisekedi.
Delly Sesanga reproche aussi au chef de l’État d’entretenir la peur au sein de la population, alors que le gouvernement dépendrait, en partie, de la sécurité internationale et des accords récemment signés avec le Rwanda.
Il s’oppose surtout à toute modification de la Constitution qui pourrait favoriser un troisième mandat présidentiel.
Selon lui, un changement de la Constitution pourrait remettre en cause les limites prévues par l’article 220, qui encadre notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels.
Pour Delly Sesanga, la limitation des mandats présidentiels doit rester une règle constitutionnelle et ne pas dépendre de la volonté du chef de l’État.
« La manipulation, ce sont les bénéfices personnels que vous recherchez et contre lesquels tous les défenseurs de la Constitution se battent, à savoir limiter le nombre de mandats du président de la République et faire en sorte que ce nombre ne dépende plus du bon vouloir du prince, mais de la loi, de la Constitution, du pacte républicain, à savoir l’article 220 », poursuit-il.
Le président d’Envol affirme que les menaces et les déclarations qu’il considère comme des mensonges ne feront pas reculer les Congolais opposés à une modification de la Constitution.






