Le Mouvement d’action pour le redressement du Congo (M.A.R.C.) a appelé le président Félix Tshisekedi à réaffirmer son engagement à respecter la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC).
Cet appel intervient après les propos qui lui sont attribués concernant son rejet de la Loi fondamentale et la possibilité de la modifier.
Dans une déclaration politique publiée le 25 octobre et signée par Lubaya Claudel André, le mouvement s’oppose à toute initiative de révision constitutionnelle dans le contexte politique et sécuritaire actuel et plaide pour un dialogue national inclusif.
« Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez. Vouloir la changer ou la toucher, c’est votre responsabilité. Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là », a déclaré Félix Tshisekedi lors d’une réunion avec les députés de l’Union sacrée, le week-end dernier à Kinshasa.
Pour le M.A.R.C., ces propos soulèvent des interrogations sur le respect du serment présidentiel et les obligations constitutionnelles du chef de l’État.
« En exprimant ouvertement son rejet de la Loi fondamentale, le Président marque son mépris pour une Constitution dont il est pourtant le garant », affirme le M.A.R.C. dans sa déclaration.
Le mouvement estime que le chef de l’État est tenu de respecter et de défendre le texte sur lequel il a prêté serment.
Le mouvement insiste sur la distinction entre l’appréciation personnelle de la Constitution et l’obligation de s’y conformer.
« Aucune des dispositions de la Constitution ne l’oblige à l’aimer. Elles lui imposent, en revanche, de la respecter, de la défendre et d’en garantir le respect », souligne-t-il.
Concernant l’échéance présidentielle de 2028, le M.A.R.C. rappelle que Félix Tshisekedi doit, selon lui, quitter le pouvoir à la fin de son second mandat.
Il met en garde contre une éventuelle modification constitutionnelle qui servirait des intérêts personnels.
« Il n’a ni le droit de la mépriser, ni celui de lui substituer sa propre volonté, encore moins de la remplacer par un texte taillé sur mesure pour ses ambitions », affirme le mouvement.
Le M.A.R.C. demande au président de réaffirmer publiquement son engagement constitutionnel.
À défaut, il l’exhorte à assumer ses responsabilités politiques et institutionnelles, y compris en envisageant une démission selon les procédures prévues aux articles 75 et 76.
« Il ne peut continuer à gouverner le pays au nom d’une Constitution qu’il n’aime pas ! », lance le mouvement.
Le mouvement réaffirme par ailleurs son opposition à toute initiative de révision constitutionnelle dans les circonstances actuelles, évoquant des risques pour la stabilité institutionnelle, la cohésion nationale et les acquis démocratiques.
Il appelle à un dialogue national « véritablement inclusif », destiné à rechercher un consensus sur le retour à la paix, la réconciliation nationale et l’organisation d’élections libres et crédibles.
« Ce dialogue doit permettre de surmonter les divisions qui fragilisent la Nation et d’ouvrir une voie consensuelle de sortie de crise, dans le strict respect de la Constitution, à l’abri des humeurs, des intérêts personnels et des calculs politiques de quiconque, fût-il Président de la République », conclut le M.A.R.C.







