La population de Mabalako, en territoire de Beni au Nord-Kivu, et de ses environs fait face à une crise d’approvisionnement en eau potable, aux conséquences sanitaires et sécuritaires inquiétantes. Avec plus de 130 000 habitants, l’agglomération voit ses infrastructures actuelles largement dépassées par la demande.
La société civile locale salue, ce jeudi 8 octobre 2026, l’intervention d’une organisation spécialisée dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, qui a récemment procédé à l’entretien de certains puits.
« De nombreux ménages n’ont d’autre choix que de recourir à l’eau de la rivière Loulo, parfois même pour la consommation domestique, au prix de risques sanitaires majeurs », déclare Baraka Syathahalene, rapporteur adjoint de la société civile.
Par ailleurs, il estime que ces puits restent insuffisants face à la demande des habitants, qui réclament la construction de nouveaux réservoirs pour répondre durablement aux besoins.
L’infirmier titulaire du Centre de santé de Mabalako alerte également sur la recrudescence des maladies d’origine hydrique liée à cette pratique.
Du côté de la gestion, le constat est partagé. Le Comité de gestion des points d’eau, chargé de la gestion du réseau, reconnaît que le dispositif actuel, y compris les horaires de distribution, ne permet plus de satisfaire la population.
Au-delà de l’aspect sanitaire, la Société civile Forces vives de Baswagha-Madiwe pointe des conséquences sur le plan de la protection. Son rapporteur adjoint, Baraka Syathahalene, dénonce des incidents de protection qui touchent essentiellement les filles et les femmes lors de la recherche d’eau sur de longues distances et à des heures tardives.
La structure citoyenne appelle les autorités et les partenaires humanitaires à construire de nouveaux réservoirs et à renforcer rapidement l’approvisionnement en eau potable à Mabalako.







